L’anti-américanisme comme une vertu


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  • Il est difficile de considérer le système américain à part autre chose qu’un cancer dont la caractéristique est une croissance infinie.


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    Les hippies se réjouissent du virus par ces temps de lamentation. Les montrent que le virus est la “pandémie des Etats-Unis” plutôt qu’une crise mondiale. Ce pays n’arrive pas à encore à gérer correctement cette crise, car malgré tous les efforts, on ne peut pas dire que 2000 morts par jour depuis les 10 derniers jours, soit la preuve qu’elle fasse quoi que ce soit. Tous les pays commencent à ralentir au niveau épidémique, même cette belle France, qui a montré une incompétence, décidément galactique dans tous les domaines.

    Les conséquences sur l’économie sont délicieusement désastreuses. Délicieusement, car il y a moins de pollution, la faune et la flore réapparaissent à de nouveaux endroits, habituellement englués et pollués par les hommes. Dans ce contexte, l’anti- doit être une vertu, car il prouve que quelques jours d’arrêt du cancer américain, permet de résoudre des choses. L’arrêt forcé du forcené, montre tous ses atouts dans tous les domaines. Car le capitalisme est comme un cancer, viser la croissance infinie dans un monde fini par définition.

    Toutefois, ne nous réjouissons pas, après cette crise, on aura un retour de baton consumériste, comme des bêtes assoiffées qui vont consommer comme des porcs en mode “J’ai survécu” alors que la maladie a 1 % de taux de mortalité. Comme quelqu’un qui chanterait qu’il est le champion du saut en sautant d’une fenêtre à 10 centimètres du sol. Le capitalisme et ses variantes, chanté à tue-tête par les américains depuis un siècle s’est fracassé la tête première et montre qu’un autre monde est possible.

    Toutefois, il serait utopique de rejeter le capitalisme, car c’est désormais ancré dans nos têtes. Un siècle de propagande ne peut pas être guéri par une épidémie bienfaitrice. Mais un capitalisme, restreint de tous les cotés par la force étatique, contrôlé à chacun de ses mouvements, peut nous permettre d’avoir une vie meilleure sans détruire l’environnement.

    Cette crise a permis de découvrir les centaines de millions de parasite qui bouffent sur le dos des autres. Quelques métiers essentiels suffisent pour faire tourner des pays entiers. Les métiers inutiles se cloitrent dans des chambres bien douillettes, en attendant de reprendre leur activité cancérigène. Mais cela repartira de plus belle et seules des pauses violentes comme celle-ci peuvent faire prendre conscience que nous nous dirigeons vers un gouffre de consommation sans fond, broyant les corps et les âmes.

    Mais l’Américanisme, parasite par nature, recherche le bouc-émissaire pour ses fautes. Impossible pour lui de s’amender, comment faire comprendre à une cellule cancéreuse qu’elle dévore le corps ? Ce sera le chinetoque, voué à tous les géhennes des cieux et de la terre et les européens, en bons petits chiens, qu’ils sont, suivent la cadence, commençant à émettre des petits aboiements rauques, car la faillite européenne est totale, visible et inéluctable à la face du monde. Cette crise a montré qu’avoir une vision purement occidentale est de la folie pure et simple. Que non, l’Occident n’est pas mieux protégé que les autres et que Oui, il ne doit plus donner la moindre leçon aux autres peuples.

    L’Asie sort clairement vainqueur de cette bataille, sa chimiothérapie, un mélange de susbtances dictatoriales et des pseudo-démocraties, mais avec un traçage numérique absolu, a permis de contenir le virus. Le traçage numérique, une surveillance de masse en temps réel est suffisamment discrète pour faire croire qu’on respecte encore les droits des gens, mais bien sûr, c’est pour leur santé.

    L’américanisme a mené l’Occident dans une voie sans issue où la santé se vend comme des hamburgers, où le travail ferait regretter l’esclavagisme de nos ancêtres, où la liberté d’expression est plus restreinte que pendant l’Inquisition, sous le déguisement abject de la bienpensance et de la Novlangue. Cet américanisme a infecté les peuples non occidentaux qui en paient également le prix. Cette crise pourrait être celle qui réveillerait le monde que l’Amérique est un cancer et qu’il l’a toujours été. Mais ce sera plus un hoquet, le faisant passer pour un avalement de travers dans une bouffe consumériste infinie et dans laquelle, l’humanité n’a plus aucune place.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur web depuis 2009 et webmestre depuis 2011. Je suis également un blogueur dans la vulgarisation scientifique et la culture.

    Je m'intéresse à tous les sujets comme la politique, la culture, la géopolitique, l'économie ou la technologie. Toute information permettant d'éclairer mon esprit et donc, le vôtre, dans un monde obscur et à la dérive. Je suis l'auteur de deux livres "Le Basilic de Roko" et "Le Déclin".

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