Interview de Marc Ravalomanana : “J’ai tiré les leçons de l’histoire récente du pays et de mon propre passé à la tête de l’Etat”


(Agence Ecofin) – A la Haute Cour constitutionnelle a publié ce mercredi 28 novembre les résultats définitifs du premier tour du scrutin de l’élection présidentielle. Qualifiés pour le 2e tour, et sont au coude à coude avec seulement 3,8% d’avance pour le premier. Alors que le 3e homme, le président sortant HeryRajaonarimampianina fait figure d’arbitre avec ses 8,8%.

A la veille de ce match serré, Marc Ravalomanana a bien voulu répondre aux questions de l’Agence Ecofin.

Sommaire

Que vous ont appris ces 9 dernières années, dont 5 en exil ?

Marc Ravalomanana : Ayant été en exil en Afrique du Sud de 2009 à 2014, j’ai pu observer et vivre au quotidien comment cette Nation arc-en-ciel tente de renaître des cendres de l’apartheid et de se consolider. Sans conteste, la figure tutélaire de Nelson Mandela qui a prôné, dès le départ, vérité et réconciliation a permis la renaissance de l’Afrique du Sud. Je m’en inspire pour Madagascar et m’inscris dans le sillage du Président Albert Zafy qui fut Chef de l’Etat de 1991 à 1996 et a toujours prêché pour cette approche.

J’ai beaucoup voyagé et j’ai évalué l’expérience des pays et régions qui ont effectué leur décollage dernièrement, comme le Rwanda, l’Ethiopie, ou l’Asie du Sud-Est.

J’ai pris aussi du recul par rapport à Madagascar. Aujourd’hui, je tire les leçons de l’histoire récente du pays et de mon propre passé à la tête de l’Etat pour me sentir en capacité de rectifier les erreurs, redresser les torts, capitaliser sur les réussites et rassembler toutes les énergies les plus positives pour bâtir une Nation digne et prospère.

Lorsque vous avez exercé le pouvoir entre 2003 et 2009, il vous avait été reproché de ne pas suffisamment distinguer vos affaires privées, des affaires publiques dont vous aviez la charge. Comment  envisagez vous de gérer cette situation si vous êtes réélu ?

Marc Ravalomanana : Etre à la tête de l’Etat en étant issu du monde des affaires et des entreprises n’est pas exceptionnel. L’exemple américain actuel en est une illustration. C’est certainement un atout pour les pays en voie de développement car cela permet une meilleure compréhension et appréhension des questions économiques cruciales. Néanmoins pour que ce ne soit pas contre-productif et afin d’établir la confiance envers l’Etat, éviter les conflits d’intérêt, dissuader les prises illégales d’intérêt et empêcher les positions dominantes et abusives, des règles claires doivent encadrer ce genre de situation.

C’est ce que j’envisage de mettre en place dès mon entrée en fonction: faire adopter des règles concernant la transparence au sujet du patrimoine des chefs d’institutions et des élus, la concurrence et le mode de gestion des entreprises appartenant à des chefs d’institutions et à des élus. Je me plierai en premier à ces règles et confierai entièrement la direction et la gestion de mon groupe à une entité indépendante et à un tiers de confiance.

Selon vous, quelle est la cause principale de l’instabilité politique qui sévit à Madagascar depuis plus de 25 ans et que proposez vous pour y mettre fin définitivement ?

Marc Ravalomanana : Pas seulement depuis 25 ans mais pratiquement depuis l’indépendance, les crises politiques sont récurrentes à Madagascar, en moyenne une tous les 9/10 ans. La cause principale en est un divorce fréquent entre les dirigeants et le pays profond, divorce qui ne parvient pas à être résolu par les voies institutionnelles et constitutionnelles existantes. Les institutions sont trop faibles et ne parviennent pas à réguler les crises. De plus, le pays lui-même est divisé, c’est-à-dire manque de vision commune et de consensus concernant les fondamentaux et les intérêts supérieurs de la Nation.

Je m’engage, dès les premiers mois de mon nouveau quinquennat, à mettre en œuvre un processus institutionnel et une organisation opérationnelle se traduisant par une concertation participative et une consultation inclusive de tous les citoyens à partir de la base, tendant à la réconciliation nationale et à la refondation de la République et aboutissant à la mise en place d’un Conseil National de Réconciliation. Ce qui, j’en suis convaincu, permettra de soigner les blessures individuelles et collectives du passé, d’établir le soubassement de la construction de la maison commune Madagascar et de servir de gage à la restauration et à la pérennisation de l’ordre public, à la paix civile, à la stabilité et à l’essor économique.

La décentralisation est l’un des éléments clés de votre projet. De quels pouvoirs devraient disposer les Fokontany pour permettre leur pleine efficacité ?

Marc Ravalomanana : Une réforme constitutionnelle donnera le statut de collectivité locale décentralisée et un large pouvoir aux communautés de base que sont les Fokontany. Au même titre que les communes et les régions, les Fokontany seront responsabilisés et renforcés en termes de capacités pour jouer un rôle actif en matière de sécurité publique, de lutte contre la pauvreté, de développement local, d’éducation et de santé. La décentralisation effective et la dévolution des pouvoirs se traduiront par une affectation d’au moins 35% (contre un pourcentage très marginal aujourd’hui) des ressources budgétaires de la Nation au profit de l’ensemble des collectivités locales décentralisées à l’issue du quinquennat en 2024.

Sur le plan économique, votre programme MAP II (Madagascar Action Plan II) s’engage à soutenir les jeunes et les femmes qui souhaitent entreprendre. Quelle forme prendra ce soutien ?

Marc Ravalomanana : La création d’entreprises par les jeunes et les femmes est un levier de croissance efficace. Mon gouvernement veillera, donc, à rénover et renforcer les actions et les politiques relatives à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle, à la formation à l’entrepreneuriat, à la facilitation, à l’incubation et au soutien financier des entreprises créées par les jeunes et les femmes.

Je veux encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et les femmes et faciliter l’entreprenariat dans tout le pays, en particulier aux niveaux décentralisés

Nous ouvrirons, en deux ans, un centre de formation à l’entrepreneuriat et d’incubation dans chaque district de Madagascar, soit 120 centres, puis nous élargirons le réseau par la suite. Chaque centre sera connecté afin d’échanger avec le monde extérieur, de participer à des apprentissages en ligne et de profiter des opportunités commerciales. Ces centres sont des espaces de vie. Ils peuvent inclure des installations récréatives et peuvent aussi favoriser le développement d’activités culturelles et sportives ou offrir une gamme de services visant à améliorer le bien-être des jeunes, tout en favorisant l’accélération du développement local.

« La création d’entreprises par les jeunes et les femmes est un levier de croissance efficace. »

Nous allons également mettre en place de véhicules de financement et d’investissement appropriés pour appuyer les créations et les développements d’entreprises : fonds régionaux ou sectoriels de capital-risque (start-up, artisanat, pêche, tourisme, petites mines, infrastructures, etc.), fonds de garantie et société de caution mutuelle.

Pour favoriser le développement du secteur privé malgache, vous proposez une réglementation antitrust. En quoi consistera cette réglementation ?

Marc Ravalomanana : Il s’agit, d’abord, de faciliter la concurrence et l’ouverture des marchés à de nouveaux acteurs dans les secteurs dominés par des oligopoles de fait ou de droit. Augmenter l’offre permet de réduire les prix et d’améliorer la qualité.

Il importe aussi de normaliser les conditions de concurrence. Souvent, les entreprises industrielles malgaches font l’objet de concurrence déloyale de la part des produits importés car les droits de douanes ne sont pas structurés correctement.

J’envisage aussi de limiter ou de compenser les distorsions fiscales et douanières entre entreprises de droit commun et entreprises sous régime préférentiel (zone franche et autres dérogations) dans un sens qui met sur un pied d’égalité toutes les entreprises. Que toutes bénéficient des mêmes avantages sans discrimination.

Le point le plus important est l’accompagnement, la facilitation et l’appui donnés aux entreprises malgaches de toute taille pour qu’elles puissent avoir accès aux ressources financières, techniques et commerciales indispensables à leur prospérité et à leur essor. Aujourd’hui elles ne sont pas aussi outillées et favorisées que les multinationales et entreprises étrangères.

Vous voulez faire de l’agriculture un important moteur de croissance. Quelles seront vos options dans cette perspective ? Avez vous renoncé à céder de vastes superficies au bénéfice d’investisseurs étrangers ?

Marc Ravalomanana : La décentralisation et la responsabilisation des Fokontany en matière de développement économique permettront d’être au plus près du monde rural et agricole qui doit être accompagné et outillé pour évoluer de l’agriculture d’autosubsistance vers l’agriculture orientée marché (national et export). Il faut aussi passer de l’exploitation manuelle à faible productivité vers la mécanisation tout en conservant le caractère bio du mode de culture traditionnel.

La précarité des conditions de vie dans le monde rural sera traitée dans le cadre de programmes de programmes spécifiques concernant la santé, l’éducation, les logements, la sécurité et l’inclusion financière (moyens de paiement, financement, épargne, assurance).

La sécurisation du foncier, le déploiement de l’agriculture commerciale et l’utilisation de techniques plus modernes donneront lieu à des exploitations plus importantes en taille autorisant l’autosuffisance pour le riz (400 000 t de déficit jusqu’à présent) et la capacité de devenir le grenier de l’Océan Indien, de la SADC ou de la COMESA dans d’autres denrées et produits.

Il n’y a jamais eu et il n’y aura pas de vastes superficies attribuées aux investisseurs étrangers sans contrepartie claire pour le pays et sans une association avec des parties malgaches (Etat ou entreprises).

Les cultures et l’élevage à grande échelle seront développés en s’appuyant également sur l’agriculture villageoise contractuelle pour fournir des matières premières aux industries locales de transformation et de production de biens alimentaires (fruits et légumes, palmier à huile biologique, blé et farine, maïs et provende, viande et produits halieutiques)

Les produits de rente traditionnels (épices, café, cacao, vanille) seront également favorisés avec une volonté de première transformation pour monter dans la chaîne de valeur.

Vous vous fixez des objectifs très ambitieux, notamment en infrastructures de transport et en électrification. Comment pensez-vous financer de tels investissements ?

Marc Ravalomanana : Trois sources de financement seront exploitées, chacune évidemment selon un calendrier propre qui présidera à sa mise au point.

La première est le budget de l’Etat qui sera abondé, en matière de programme d’investissement public, par les partenaires techniques et financiers publics (multilatéraux et bilatéraux à taux préférentiels). Nous demanderons une actualisation des engagements déjà pris par ces partenaires internationaux en faveur de Madagascar lors d’une conférence des bailleurs à organiser dans les premières semaines de mon mandat. Dans ce cadre, l’Etat prendra en charge les infrastructures liées aux prérogatives publiques (routes, hôpitaux, écoles, casernes et autres).

En revanche, pour les infrastructures dont l’emploi peut être facturé à l’usager (ports, aéroports, centrales électriques, autoroutes, transport public, télécom, etc.), l’Etat fera appel à des investisseurs et des opérateurs privés au travers de PPP sous forme de concession. La participation à ces opérations des privés nationaux, et pas seulement internationaux, est encouragée.

J’ajoute que je veux diminuer la dépendance à l’égard des financements internationaux pour notre programme de développement et pour notre plan de construction d’infrastructures, en particulier. Mon gouvernement lancera, en conséquence, des réformes du système financier et mettra en place avec les professionnels du secteur des mécanismes innovants de financement (banque de développement, Fonds souverain stratégique d’investissement, autres véhicules d’investissement, etc.). Le Fonds souverain d’investissement pourra ainsi collecter les parts de l’Etat dans les redevances d’exploitation de ressources stratégiques non renouvelables et les investir dans les projets d’avenir pour Madagascar.

Quel avenir voyez-vous pour la Jirama ?

Marc Ravalomanana : La JIRAMA doit être le fleuron de l’industrie malagasy. C’est un défi et une ambition qui sont réalisables. A l’instar des grandes entreprises internationales modernes, la JIRAMA sera dotée d’un outil moderne et performant où il assurera pleinement son rôle d’opérateur. Ainsi, la JIRAMA pourra jouer pleinement son rôle de société publique innovante et rentable qui œuvre au bénéfice de la population et du développement économique et social de Madagascar.

Les subventions d’exploitation allouées par le budget de l’Etat à la Jirama représentent encore un montant significatif (1,5% du PIB). Il faut les ramener à 0 dans la loi de finances 2021. Ce qui signifie que la Jirama doit équilibrer ses comptes d’ici là en diminuant ses coûts de production trop liés au prix des hydrocarbures, en diversifiant ses approvisionnements avec de l’hybride solaire à moindre coût et avec de l’énergie renouvelable et en assurant un meilleur recouvrement de son chiffre d’affaires.

Au-delà des aspects opérationnels, la Jirama doit pouvoir continuer à investir pour augmenter la capacité de production et de transport d’électricité et pour assurer un meilleur approvisionnement en eau de la population.

La mise en œuvre à court terme (d’ici 2022) de projets structurants rentables doit permettre un triple objectif : mettre à la disposition de la population une électricité fiable et à moindre coût, résoudre le déficit de la JIRAMA et dégager de l’autofinancement.

Mais une restructuration juridique sera aussi mise en place pour lui permettre de s’associer avec des investisseurs privés dans des montages qui mobilisent des moyens techniques et financiers nettement plus importants sans que le contrôle national sur ce secteur clé soit amoindri.

Dans les zones sans connexion réseau et sans présence de la Jirama, la production d’électricité, voire le transport et la distribution, peuvent être mis en PPP concessif. C’est le cas, en particulier, de l’électrification rurale qu’il faut accélérer et des sites en périphérie et région (PPP avec les collectivités décentralisées).

Parmi les réformes du système financier que vous souhaitez, figure le lancement d’une banque postale. Quelle fonction aura cette banque et en quoi sera-t-elle différente des autres banques du pays ?

Marc Ravalomanana : Les services financiers de la Paositra Malagasy seront transformés en banque de plein exercice. La Banque Postale exercera le métier de banque commerciale comme les autres établissements opérant déjà dans le pays. A ce titre, elle apportera une offre complémentaire et visera une clientèle non servie par les autres banques pour différentes raisons, bonnes ou mauvaises.

Dans un environnement bancaire où il n’y a pas d’acteur malgache à proprement parler, la Banque Postale pose les termes d’un établissement citoyen qui fait la différence et qui est partenaire des entreprises malgaches de toute taille, souvent évincées du circuit de financement et discriminées par le système bancaire.

La Banque Postale aura ainsi une dimension Banque d’investissement et de développement : accent plus marqué que le reste du secteur bancaire sur la collecte d’épargne long terme et sur le financement long terme (financement du développement et de l’investissement), financements structurés, utilisation des nouvelles technologies (monnaie électronique, mobile banking, banque en ligne).

Enfin, la Banque Postale sera à la base d’une architecture financière permettant, à partir des ressources d’épargne disponible localement et à partir du recyclage de capitaux privés internationaux, la mise en place de différents outils innovants pour le financement en fonds propres et en dettes du développement du pays et de ses investissements à long terme comme les infrastructures, l’aménagement du territoire, l’aménagement urbain, les logements sociaux.

Partout en Afrique, on voit éclore des start up qui apportent des solutions technologiques aux problèmes quotidiens des populations et des entreprises. Comment comptez vous impulser cette dynamique à Madagascar ?

Marc Ravalomanana : Je ne pense pas que Madagascar soit à l’écart de ces évolutions positives qui affectent toute l’Afrique. L’écosystème que mon programme tient à mettre en place pour encourager et faciliter la création d’entreprises concerne bien entendu les start-up technologiques. Son déploiement sera accéléré par le développement des infrastructures notamment d’énergie. Et la maîtrise de ces évolutions doit reposer sur l’acquisition de compétences à travers les programmes d’enseignement rénovés et renforcés en mathématiques, sciences et technologies et par le biais d’offres à faire émerger de formation spécifique à la programmation et au codage.

La transition technologique et numérique doit irriguer toute l’économie et la société. Les administrations adopteront et accéléreront les réformes sur l’E-service, l’E-administration et l’E-participation. Les nouvelles technologies devront se déployer dans le système de financement et de paiement. Les universités et les centres de formation seront intégralement informatisés et connectés de façon à participer à des enseignements en ligne, bénéficier de bibliothèques virtuelles, faciliter l’apprentissage et l’acquisition de nombre de disciplines.

Le système de santé aura la capacité de meilleures méthodes de diagnostic médical et biologique. Des bases de données économiques et commerciales seront créées pour faciliter et accélérer l’étude et la planification de projets d’investissement et d’entreprises dans le tourisme, l’agrobusiness, les industries, le secteur extractif. En matière foncière, les systèmes d’imagerie satellite seront développés et les documents topographiques et le cadastre seront numérisés et leur archivage informatisé.

Etes vous favorable à une intégration de Madagascar dans la Zone de libre échange continentale africaine ?

Marc Ravalomanana : C’est à l’époque de ma présidence que Madagascar a adhéré au COMESA et à la SADC, deux des composantes de la Zone de Libre Echange Tripartite qui va rejoindre la ZLECA. A l’heure où le multilatéralisme et le libre-échange semblent être remis en cause dans certaines zones, je me réjouis de l’élargissement à l’échelle de tout le continent de la zone de libre-échange. Madagascar, qui a une base économique diversifiée peut ainsi avoir accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs et élargir ses débouchés à l’export, notamment en matière agroalimentaire, minière, textile et autres industries légères.

Je saisirai l’occasion de la préparation du processus de ratification de l’accord de Kigali pour dialoguer avec le secteur privé malgache afin de recueillir ses vues et, d’une manière générale, l’associer à la démarche de toutes négociations commerciales bi ou multilatérales et à toute formulation de politique affectant ses activités. L’accord ne sera pas ratifié sans rationalisation et sans renforcement du dispositif national d’appui à l’exportation et sans étude d’impacts, ni définition de mesures d’accompagnement des entreprises malgaches face à cet enjeu d’ouverture de marchés et de frontières.

Vous visez, pour 2024, un indice de développement humain de 0,700, c’est à dire le niveau actuel de l’Afrique du Sud. Comment Madagascar pourrait combler un tel gap en 5 ans ?

Marc Ravalomanana : Mon projet de société et mon programme économique visent un classement ou un indice en tant qu’ils reflètent une amélioration significative et palpable de la situation économique et sociale de la population et, par-dessus tout, une diminution drastique de la pauvreté absolue. Ce qui m’importe aussi est de mettre Madagascar sur une trajectoire de développement rapide et durable, d’enclencher une dynamique économique et sociale qui s’auto-entretient, de façon à ce qu’au-delà de 2024, à l’horizon 2030, le pays atteigne les Objectifs de Développement Durable.

C’est possible avec la volonté politique dont je dispose aux côtés de mon équipe.

C’est possible avec les compétences, l’expérience et la capacité d’exécution que nous avons.

C’est possible avec la croissance des secteurs porteurs de Madagascar (agroalimentaire, tourisme, industries extractives, industries légères), la création de richesses résultant de la décentralisation effective, les créations d’entreprises par les jeunes et les femmes, le programme de grands travaux que je compte engager, la rénovation du système éducatif et de santé.

C’est possible avec la libéralisation de l’énergie et la mobilisation des talents de nos jeunes, de notre secteur privé, de notre administration, de nos collectivités territoriales décentralisées, de nos partenaires techniques et financiers publics et privés, de notre diaspora.

C’est possible avec une vision de la transformation du pays et une culture de la renaissance que tous les Malgaches pourront consensuellement partager dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et webmestre depuis 2011. Je suis également un blogueur dans la vulgarisation scientifique et la culture.

Je suis d'abord un fan avant d'être un blogueur culturel. Mais par la suite, j'ai commencé à proposer mes articles sur les séries TV et les films ainsi que l'univers de la culture en général. J'ai été contributeur culturel de plusieurs plateformes, mais j'ai décidé d'apporter ma touche personnelle sur les films et les séries TV à travers ce blog.

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