Starlink à Madagascar, quels prix et ça vaut-il le coup ?


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  • Avec un prix de 1 779 800 ariary pour Starlink à Madagascar incluant le kit, l’abonnement d’un mois et la livraison, c’est uniquement réservé pour les riches.


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    Starlink est officiellement lancé à Madagascar avec l’abonnement mensuel standard qui est à 226 000 ariary. Ce qui est très cher comparé aux offres haut débit illimité à l’international puisqu’on est aux alentours de 50 dollars alors que la moyenne des prix internationaux est de 30 dollars sans oublier qu’on parle de Madagascar qui est l’un des pays les plus pauvres au monde.

    Le kit Starlink qui inclut l’antenne et le récepteur sont à 1 120 000 ariary, mais c’est un prix promotionnel jusqu’au 13 juillet 2024. Cette remise est de 29 %, donc, le vrai prix est de 1 444 800 ariary. Evidemment, vous n’achetez qu’une fois et ensuite, il faudra simplement payer l’abonnement mensuel. La livraison du kit est de 109 000 ariary. Et si on totalise le tout :

    • Le kit1 444 800 ariary (hors remise)
    • L’abonnement226 000 ariary
    • Livraison109 000 ariary

    On arrive à un total de 1 779 800 ariary, donc les clients, qui veulent l’acheter la première fois, doivent prévoir un budget de 2 millions d’ariary, car vous aurez besoin d’un professionnel pour l’installer si vous n’êtes pas adroit de vos mains sans oublier qu’il vous faudra aussi quelques accessoires achetables séparément.

    Est-ce que ça vaut le coup ?

    Starlink, comme tous les produits d’Elon Musk, est réservé à la classe moyenne supérieure. Ce qui fait que pour ceux qui ont suffisamment d’argent, ils vont se le payer. Evidemment, cela exclut 95 % de la population. Est-ce que cela peut être utile pour des cybercafés et autre où l’investissement peut valoir le coup ?

    En fait, cela dépend du débit qui est variable selon le réseau. Starlink promet un débit de 100 Mbps en download et 30 Mbps en upload, dans certaines zones, il peut dépasser les 200 Mbps en download ce qui est quand même du très haut débit. Et évidemment, c’est un vrai internet en illimité.

    Et pour la pluie et le temps nuageux ?

    Est-ce que Starlink se comporte comme Canalsat ou Startimes où dès qu’il y a un peu de nuages ou la pluie, eh bien, vous retournez faire de la lecture. Eh bien non, selon les expériences des utilisateurs, il n’y a aucun problème de connectivité pendant un temps nuageux ou la pluie.

    Il peut y avoir des micro-coupures pendant les très gros orages et évidemment les cyclones et ça, c’est un gros avantage par rapport à d’autres connexions internet par satellite.

    Les accessoires de Starlink

    En option, Starlink vous permet aussi d’acheter des accessoires tels que

    • Un adapteur ethernet à 151 000 ariary
    • Un support de montage mural à 401 000 ariary
    • Un cable de 45 mètres à 648 000 ariary (Le kit vous fournit déjà un cable d’environ 20 mètres, celui vous permet d’avoir une rallonge, quasi nécessaire si vous mettez l’antenne sur le toit)
    • Adapteur de tuyau à 357 000 ariary qui est parfois utile pour fixer l’antenne sur une base.

    Ces accessoires coutent la peau des fesses et j’ignore si ces prix resteront fixes ou seront adaptés pour le pays, car un simple cable à plus de 600 000 ariary, c’est un peu du foutage de gueule.

    Et donc ?

    L’investissement initial est vraiment massif, mais vu la promesse du débit constant par tous les temps, cela peut être un vrai plus pour des ménages assez aisés. Cela va aussi donner un coup de pied au cul de Telma et d’Orange qui nous prennent pour des consavec leur fibre optique avec des données limitées.

    Pour ceux qui gagnent de l’argent avec internet que ce soit des cybercafés, des petits call center, cela peut être rentable. On verra si Starlink accroche à Madagascar dans quelques années. Le gouvernement pourrait clairement l’exploiter pour créer des zones wifi un peu partout dans la Grande Ile, car pour lui, ce ne serait pas très cher même s’il prend les offres professionnelles ou dédiées aux entreprises.

    Madagascar : Entre crises perpétuelles et espoirs sans lendemain

    Si dans les cartes postales, Madagascar possède une image idyllique, faisant baver les occidentaux qui respirent de la brique à longueur de journée, la réalité est toute autre. Pauvreté, misère, famine, corruption, népotisme, autant de mots qui sont coupables des maux malgaches.

    Houssen Moshinaly

    Rédacteur web depuis 2009 et webmestre depuis 2011. Je suis également un blogueur dans la vulgarisation scientifique et la culture.

    Je m'intéresse à tous les sujets comme la politique, la culture, la géopolitique, l'économie ou la technologie. Toute information permettant d'éclairer mon esprit et donc, le vôtre, dans un monde obscur et à la dérive. Je suis l'auteur de deux livres "Le Basilic de Roko" et "Le Déclin".

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