Sale temps à l’hôtel El Royale, un thriller rafraichissant, divertissant et explosif


n’a pas réalisé de film depuis son horrible effort d’horreur La cabane dans les bois. Et son nouveau film, Sale temps à l’hôtel El Royale, est extrêmement divertissant et son originalité plaira à ceux qui se plaignent des mêmes scénarios dans les blockbusters. Ce film déborde de fraîcheur et il est l’un des thrillers les plus divertissants et créatifs sur ces dernières années.

Sale temps à l’hôtel El Royale se concentre sur sept étrangers qui se croisent dans un hôtel unique à la frontière entre le Nevada et la Californie. Au fur et à mesure du film, on apprend que chacune de ces personnes possède un secret et elles ne semblent pas toujours ce qu’elles prétendent être. Au cours d’une nuit mémorable et remarquable, ces secrets seront révélés et tout partira en vrille d’une manière que personne n’aurait pu imaginer lors de son arrivée à l’hôtel.

Ce film aborde le trope d’étrangers coincés dans un seul lieu mis en place par de nombreux cinéastes au fil des ans. Drew Goddard l’utilise efficacement et ce n’est pas un gadget dans ce cas particulier. Il fait preuve de beaucoup d’imagination dans son métier et cette histoire fonctionne mieux grâce à ce dispositif de narration. Le seul moment où nous sortons de l’hôtel est quand nous apprenons des histoires des différents personnages. Goddard utilise également un dispositif narratif familier pour y parvenir, mais ces segments font partie des meilleurs éléments.

Nul doute que ce film va faire beaucoup de comparaisons avec le travail de . Et les films comme Reservoir Dogs et Les Huit Salopards, utilisent également un dispositif narratif similaire. Sale temps à l’hôtel El Royale accomplit un niveau d’intrigue comparable à celle de Tarantino. Mais il y a des compromis pour des scènes plus explosives. Goddard sait plaire au public et il nous l’a prouvé avec son scénario sur des films comme The Martian. Mais sur le siège du réalisateur, le bonhomme peut faire quelque chose de spécial comme en témoigne Sale temps à l’hôtel El Royale.

Sale temps à l’hôtel El Royale dévoile son mystère aux spectateurs, comme s’ils avaient un énorme puzzle sur la table et ils n’ont même l’image sur la boîte pour tenter de la résoudre. Lentement mais sûrement, l’image devient plus nette et une fois que tout est en place, le plaisir est vraiment présent. Le film se passe au début des années 1970. En plus de la placer dans le contexte de la guerre du Vietnam et de la présidence de Richard Nixon, il n’y a pas de gadgets technologiques modernes pour aider ces personnages quand tout part en vrille. Pas de Smartphones. Pas de GPS. Ce choix ajoute un charme au film.

Il est difficile d’imaginer un rassemblement plus performant des artistes. Ce casting propose des personnages qui captivent naturellement. Jon Hamm nous amuse de long en large, propose une performance qu’on n’aura jamais espéré de lui, Dakota Johnson se démarque encore plus de son image de Fifty Shades et , comme un très bon vin, prouve qu’il ne fait que s’améliorer avec l’âge, car sa performance est fulgurante. C’est un casting parfaitement équilibré, avec des grands noms, mais qui peuvent être délicieusement éclipsés par certains nouveaux venus. Lewis Pullman, fils de Bill Pullman, ne se contente pas de suivre les traces de son père. Il propose une excellente performance. Mais c’est Cynthia Erivo, que le public ne connaît probablement pas encore, qui vole la vedette. Erivo respire la confiance, l’équilibre et la qualité dans toute sa prestation.

Du drame, du Twist et des sensations fortes, Sale temps à l’hôtel El Royale est un superbe film et le bonus est qu’il n’est pas lié à une énième franchise. Il est difficile de ne pas reconnaître le logo de la 20th Century Fox avant ce film et de pleurer sur la fusion imminente de Disney. Ce sont les genres de films qui seront perdus définitivement quand Disney prendra la main. Sale temps à l’hôtel El Royale impressionne par sa performance, sa fraicheur et franchement, il mérite amplement le prix de son billet.

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et webmestre depuis 2011. Je suis également un blogueur dans la vulgarisation scientifique et la culture.

Je suis d'abord un fan avant d'être un blogueur culturel. Mais par la suite, j'ai commencé à proposer mes articles sur les séries TV et les films ainsi que l'univers de la culture en général. J'ai été contributeur culturel de plusieurs plateformes, mais j'ai décidé d'apporter ma touche personnelle sur les films et les séries TV à travers ce blog.

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