L’Europe n’arrive décidément pas à définir les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens font désormais figure d’éternelle pomme (empoisonnée) de discorde entre les Etats membres de l’UE. Pour la cinquième fois en moins d’un an, et a priori en grande partie à cause (ou grâce à) la position de la France, ces derniers ont encore échoué mardi à se mettre d’accord sur la définition de ces substances proposée par la Commission. En juin dernier, avec plus de trois ans de retard, celle-ci avait enfin dévoilé les critères scientifiques retenus pour définir ces molécules de synthèse omniprésentes dans les produits du quotidien (pesticides, plastiques, cosmétiques, conditionnements alimentaires…), susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies (cancer du sein, infertilité, diabète, obésité, troubles du comportement…). Critères tout sauf anecdotiques, car d’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère, qui serait la première au monde sur le sujet et permettrait de protéger les citoyens en bannissant du marché européen les molécules les plus dangereuses.

Demandes de la France

Les propositions précédentes n’avaient pas permis à la Commission de réunir la majorité qualifiée des Etats membres. L’Allemagne avait voté pour, vu le poids de son industrie chimique (Bayer, BASF…). Mais la France, le Danemark et la Suède, en particulier, lui avaient demandé…

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