Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing Afrique Zimbabwe : le Bitcoin, le messie ?

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 3 jours et 9 heures.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Ca parait tentant miser sur le Bitcoin dans un pays où l’inflation et l’instabilité est meurtrière. Mais la définition d’une monnaie est qu’elle fluctue rarement. Si vous gagnez 100 dollars aujourd’hui, alors vous pourrez utiliser ces 100 dollars pour aller au supermarché demain matin. Dans le cas du Bitcoin, ces 100 dollars peuvent devenir 0 dollars en 24 heures à cause de la volatilité. Ce n’est pas une monnaie, mais un instrument spéculatif. Même si The Economist a la frousse du Bitcoin puisqu’il le détruit régulièrement dans ses colonnes.

    (Agence Ecofin) – Désespérés par la chute chronique de leurs dépôts bancaires, les Zimbabwéens se tournent de plus en plus vers le Bitcoin.

    Si pour la plupart des investisseurs internationaux, miser sur le Bitcoin est certes un pari risqué, tant la monnaie électronique est hautement spéculative,  pour les Zimbabwéens, la crypto-monnaie semble offrir une protection contre l’hyperinflation et l’implosion financière. L’état désastreux du système financier zimbabwéen encourage la prise de risque.

    Le phénomène s’est renforcé par les derniers développements de la monnaie cryptographique. La semaine dernière, le Bitcoin a atteint le niveau record de 7888 $, ayant augmenté 7 fois par rapport à son niveau en début d’année. Mais, sur la plateforme d’échange Golix (golix.io),  à  Harare, le prix a atteint 13 900 $, augmentant plus de 40 fois au cours de la même période.

    « J’ai maintenant changé toutes mes réserves en Bitcoin parce que c’est la seule façon de protéger mon investissement.», a déclaré Arnold Manhizwa, qui travaille pour une société informatique et télécoms à Harare, cité par Reuters.

    Les Zimbabwéens n’ont plus confiance en leur économie. Dans la rue, les « billets d’obligations », imprimés par la Banque centrale, qui devraient servir temporairement de moyens d’échange, sont contestés et traités de papiers sans valeur. A cela s’ajoute la pénurie de dollars, monnaie de substitution du dollar zimbabwéen depuis 2009, où une tempête d’hyperinflation a anéanti l’économie.

    Selon Reuters, en janvier, « s’ils (Zimbabwéens) voulaient acheter 100 $ en espèces, ils devaient transférer 120 dollars de leur compte à un vendeur sur le marché noir. Maintenant, le prix est passé à 180 $ pour ce qu’on appelle les “zollars” ».

    La situation actuelle du Zimbabwe vient confirmer les prédictions optimistes de la directrice du FMI, Christine Lagarde en ce qui concerne la cryptomonnaie : « Pensez à des pays dotés d’institutions faibles et à des monnaies instables. Au lieu d’adopter la monnaie d’un autre pays, comme le dollar américain par exemple, certaines de ces économies pourraient connaître une utilisation croissante des devises virtuelles. Appelons cela la dollarisation 2.0.»

    Le spectre de la dollarisation 2.0 planerait-il sur le Zimbabwe ?

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