Sur le personnage d’Arthur dans Kaamelott

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    Houssen Moshinaly
    Maître des clés

    Les livres 5 et 6 ont été les moins bien réussies de Kaamelott. Pour plusieurs raisons. La principale, bien évidemment, est le changemen total de style entre les 4 premiers livres et les deux autres. Kaamelott a été conçu comme un caméra café avec des extraits très courts et à la fin de chaque réplique ou vanne, on avait l’impression d’entendre des rires préenregistrés. Passer à des choses sérieuses, des réflexions philosophiques, la dépression et la tentative de suicide d’Arthur, autant dire que la série a perdu une grande partie de son audience.

    La série s’essoufle énormément dans ses deux tomes. D’une part, parce que le livre 5 montre une décrépitude des personnages, surtout d’Arthur, qui réflète les réalités de la production à l’époque. Il y a un vide scénaristique assez important. Le personnage d’Arthur est le plus excrécrable de tous si on se base d’un point de vue scénaristique. Il baise à droite et à gauche comme un chien, il se fout de tout, ne règne pas sur le royaume et surtout, il méprise tout le monde. Ce serait tellement facile si un roi était entouré par des gens raisonnables et super-intelligents.

    Les autres personnages restent fidèles à eux-mêmes, mais ils ne sont pas vraiment méchant. Ce qui condamne à Arthur est qu’il pourrait faire mille fois mieux, mais c’est un égoiste doublé d’un sans-foutiste absolu. Le livre 6 part complètement en vrille puisque cela se passe pendant la jeunesse d’Arthur lorsqu’il était à Rome. On retrouvera Caius, mais aussi Venec et on comprendra l’importance de ce dernier lorsqu’il aide Arthur à s’enfuir, pourchassé par Lancelot à la fin du livre 5.

    On a également de nouveaux personnages avec le sénateur Sallustius et César. Ce qui est terrible avec ce livre 6 est qu’il montre une décadence romaine, totalement cliché, indigne d’un Astier. On voit des gens qui bouffe constamment et cela fait vomir le spectateur plus qu’autre chose. A force de bouffer constamment, ce n’est plus des êtres humains, mais des boeufs qui mastiquent du matin au soir. Cette décadence romaine est un mythe et elle était beaucoup plus diffuse.

    Lancelot reste fidèle à son personnage dans livre 5, car lui, il a envie de changer les choses, de trouver le Graal, même s’il a des tendances psychopates. Toutefois, tous les personnages sont très éloignés des vrais Chevaliers de la table ronde par Troyes. Mais c’est aussi voulu.

    Le film Kaamelott ne sera jamais suffisant pour terminer l’histoire de chaque personnage. Que ce soit celle de Perceval, d’Arthur, de Léodagan.

     

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