Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing Afrique Ouganda : la loi sur les réseaux sociaux met le feu aux poudres

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 1 mois.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Plutôt que la matraque et la censure, on vise le portefeuille. En mettant un droit d’entrée pour s’exprimer, on évite immédiatement de dire des conneries. C’est une tactique psycho connue de longue date. En plus de l’Ouganda, il y a également la Tanzanie qui impose une taxe de 900 dollars par an pour les blogueurs. Derrière ces lois, qui paraissent stupides, il y a toujours des lobbyings à l’oeuvre, notamment dans le domaine du droit d’auteur, qui testent leur agenda législatif dans des pays à moindre couverture médiatique. Que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, une telle taxe avait déjà été envisagé, mais de façon plus éthérée.

    (Agence Ecofin) – La loi passée par le président ougandais Yoweri Museveni, qui instaure une taxe sur les réseaux sociaux, a du mal à passer, entraînant à Kampala, la capitale, des manifestations que n’ont pu contenir les forces de l’ordre qu’à l’aide de gaz lacrymogènes, d’arrestations et de tirs en l’air à balles réelles.

    « Chaque utilisateur doit, depuis le 1er juillet, payer 200 shillings ougandais quotidiennement (environ 5 centimes d’euro, soit 16 euros par an), pour pouvoir accéder à diverses plateformes dont Facebook, Twitter ou WhatsApp. Le site de rencontres Tinder est également concerné », explique TV5 Monde.

    Une taxe destinée, selon l’exécutif, à limiter les rumeurs relayées par les internautes mais qui passe pour une mesure liberticide. « C’est une attaque personnelle sur les jeunes Ougandais. Les réseaux sociaux sont la dernière plateforme sur laquelle nous pouvons nous exprimer, après avoir été opprimés pendant trente-deux ans. Le Président est en colère car les jeunes ne le soutiennent pas et ils ne se gênent pas pour le lui dire sur les réseaux sociaux. », s’indigne à ce propos le parlementaire ougandais et ex chanteur Bobi Wine.

    Le cas ougandais vient rappeler la tendance des dirigeants africains à contrôler un usage des réseaux sociaux qui permet à la société civile de les fragiliser dans l’opinion publique, avec les récentes expériences sénégalaise et congolaise.

    Dans une démarche d’apaisement, le Premier ministre ougandais a annoncé un réexamen de la loi par le parlement.

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