Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing Madagascar Madagascar gagnerait à une meilleure libéralisation de son marché de la vanille (Banque mondiale)

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    Houssen Moshinaly
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    La Banque mondiale ferait aussi bien de fermer sa gueule. « Libéraliser » a toujours été synonyme de détruire pour les institutions de Bretton Woods. Le filière Vanille malgache est la seule au monde par sa qualité. Madagascar est le seul pays où on produit encore de la vanille naturelle. Libéraliser ce secteur et vous le détruirez. Des sagouins occidentaux vont exporter les gousses et les plants et vous aurez une suppression de la qualité. Résultat, le monopole ira à des entreprises occidentaux. La libéralisation, c’est toujours sa destruction programmée par les instances néo-libérales.

    (Agence Ecofin) – A Madagascar, la filière vanille pourrait créer plus de valeur avec la réduction des restrictions à l’entrée sur le marché et une diminution de la réglementation publique. C’est ce qu’estime la Banque mondiale dans sa nouvelle Note de conjoncture économique sur la grande ile publiée le 25 octobre dernier.

    D’après l’organisation, les règles actuellement en vigueur sur le marché sont de nature à renforcer la mainmise des acteurs historiques et à exclure de nouveaux arrivants. « Les préparateurs souhaitant acheter ou vendre de la vanille verte sur les marchés contrôlés sont tenus de démontrer leur capacité à traiter au moins cinq tonnes de produits. Les collecteurs ne sont pas autorisés à employer plus de cinq agents », indique la Banque mondiale.

    A ces exigences relatives à la taille minimale et maximale, s’ajoute la participation de certains opérateurs historiques dans le processus d’enregistrement des collecteurs, des préparateurs et des exportateurs qui « pourrait constituer un conflit d’intérêts susceptible d’empêcher l’entrée de nouveaux opérateurs ».

    Pour l’institution, une facilitation de l’entrée de nouveaux acteurs profiterait à la majorité de la population et pourrait permettre à Madagascar de maintenir sa compétitivité sur le plan mondial.

    « Une meilleure implication des producteurs dans les activités à valeur ajoutée en aval, telles que le séchage (processus qui améliore la saveur et allonge la durée de conservation), pourrait augmenter considérablement leur position durant la vente en leur permettant de stocker le produit séché, moins périssable », souligne-t-elle.

    D’après la Banque mondiale, les réformes majeures au niveau de la filière pourraient notamment inclure l’élimination des barrières réglementaires restrictives comme la limitation du nombre d’agents pouvant travailler avec un fournisseur.

    En outre, le gouvernement pourrait promouvoir l’agriculture contractuelle ou des partenariats efficaces entre les acteurs de la chaîne de valeur et valoriser un meilleur étiquetage ainsi qu’une plus grande traçabilité dans la chaîne.

    Pour rappel, la filière vanille a fourni près du quart des recettes d’exportation du pays et comptait pour 6,8 % du PIB en 2017.

    En 2018, la grande ile a produit entre 1600 et 1800 tonnes, selon les données du négociant Aust & Hachmann Canada.

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