Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing Afrique Le « Doing Business » de la Banque mondiale est pris dans une tourmente

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 1 mois.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Quoi, la Banque Mondiale classe le climat des affaires des pays selon une idéologie politique ? On nous aurait menti :D:D:D Ca fait des décennies qu’on sait que la Banque Mondiale n’est que la mafia économique des Etats-Unis pour protéger leurs intérêts économiques, mais c’est bien que la révélation vienne d’un interne de la Banque Mondiale, car un individu externe aurait été accusé de complostisme.

    (Agence Ecofin) – La fiabilité du Doing Business (DB) vient d’être compromise. Longtemps décrié par ses détracteurs, notamment la Chine, cette fois-ci, la menace porte les griffes de l’économiste en chef de la Banque mondiale.

    Dans une révélation faite vendredi dernier au Wall Street Journal, Paul Romer a avoué que les multiples récents changements de méthodologie du rapport très coté qui classe chaque année près de 200 pays en fonction de leur climat des affaires ont été motivés par des considérations politiques. Le dirigeant cite le cas du Chili qui, selon lui, aurait été volontairement pénalisé par les auteurs dudit document.

    En effet, le Chili qui présente une belle situation macroéconomique a perdu plus de 20 places depuis l’arrivée de la socialiste Michelle Bachelet en 2014. Le pays d’Afrique latine qui a constamment progressé dans le DB à partir de 2010 est passé de la 34e en 2014 au 57e rang sans raison apparente, hormis les délais de paiement des impôts exigés aux entreprises.

    Selon Romer, les auteurs du DB ont terni l’image du pays à dessein.« Je veux m’excuser personnellement auprès du Chili et des autres pays qui auraient pu être affectés par ces changements », a indiqué Romer au Wall Street Journal.

    L’économiste va loin et met en doute la fiabilité des quatre dernières éditions du Doing Business dont les règles ont été, selon lui taillées sur mesure pour favoriser certains pays, notamment l’Inde. Une sortie qui enfonce encore un peu plus son prédécesseur indien, Kaushik Basu, qui avait dirigé l’essentiel des changements indexés par celui qui a enseigné l’économie dans la majorité des universités les plus capées des États-Unis.

    A ces révélations, la Banque mondiale a préféré jouer la carte de la prudence. Soutenant que « les indicateurs et la méthodologie du Doing Business sont conçus sans aucun pays à l’esprit (…) », l’institution basée à Washington a promis de mener une enquête externe sur les indicateurs du Chili.

    De toute évidence, cette révélation qui vient du sommet même de la Banque mondiale renforce l’argumentaire des détracteurs du Doing Business, le fameux rapport qui met la peur aux trousses de tous les dirigeants de la planète. D’ores et déjà la Chine en appelle à sa suppression.

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