Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing kULTURE Avoir peur, rigoler et s'attrister devant les films Chucky

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 2 semaines et 6 jours.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    La saga des films Chucky est vraiment un univers à part entière. Sorti en 1988, Chucky raconte l’histoire d’une poupée qui est possédé par l’esprit d’un tueur en série. Chucky est une iconographie des films de l’horreur et du Slasher, mais en version un peu nanar, tellement les films partent en vrille.

    J’ai récemment vu plusieurs Chucky à la suite. De 1 à 5 pour être exacte et j’aurais pu voir le 6 et le 7, mais le CD était défectueux. Oui, parce que moi, monsieur, je regarde encore les films à l’ancienne, piraté comme il se doit et sur des CD gravés trop rapidement pour être lus. Le premier Chucky date de 1988 et c’est un film qui détonne complètement avec le reste de la saga.

    Chucky, une poursuite sans fin de Pinocchio

    On a voulu en faire un film d’horreur dans la lignée de l’Exorcisme et de la tendance de l’occultime qui était très prisé à Hollywood. On a une véritable narration avec le tueur en série, Charles Lee Ray, qui, sur le point de mourrir, va transférer son âme à une poupée via un rituel vaudou. Pendant tout ce premier film, l’accent est mis sur la peur. La poupée est donné à un garçon, Andy Barclay.

    L’objectif de Chucky, au delà de tuer tout ce qui se trouve sur son passage, est de retourner vers un nouveau corps humain. Car la possession dans la poupée est temporaire. Et le corps compatible est celui auquel Chucky a révélé sa vraie nature, c’est à dire le garçon Andy dans le premier film. Toute la saga de Chucky se concentre sur la poursuite de ce rêve, qui est toujours gâché par les autres protagonistes à la fin.

    Dans Chucky 2, le film est quasiment similaire. Andy est placé dans une famille d’accueil et sa mère s’est retrouvé à l’asile après les événements du premier film. Chucky tente toujours de posséder Andy, mais comme d’habitude, il n’y arrive pas. A la fin de ce deuxième opus, Chucky va être totalement détruit.Dans Chucky 3, la poupée va s’attaquer à un Andy Adolescent dans un camp de l’armée.

    La narration va changer un peu, car il est temps d’abandonner le personnage d’Andy. Comme la poupée est entièrement reconstruite dans Chucky 3, alors Andy n’est plus la première personne à voir sa vraie nature et Chucky va se focaliser sur un garçon noir dans le camp de l’armée. Dans Chucky 4, intitulée la Fiancée de Chucky, la saga part complètement en vrille avec un mélange de loufoque et de Slasher caricatural.

    A partir de Chucky 4, on tombe dans le gag

    Dans ce 4e opus, c’est la fiancée de Chucky, quand il était encore un humain, Jennifer Tilly, qui ranime Chucky à la vie à la fois pour l’épouser et se venger de lui. Mais Chucky a plus d’un tour dans son sac et il tue la fille et transfère son âme dans une autre poupée. Les deux vont tenter de se transférer dans d’autres corps grâce à une amulette que Charles Lee Ray (le corps humain de Chucky) possédait.

    La Fiancée de Chucky est un vrai tournant et on ne peut pas s’empêcher de rigoler face à certaines scènes. Et d’où le titre de cet article. Parce que j’ai vu des prétendus critiques sur ciné, dire qu’ils étaient horrifiés par le film Chucky, sans doute qu’ils étaient surtout sponsorisés à mort.

    Chucky et sa fiancée se font dégommer comme d’habitude et on a Chucky 5, intitulé le Fils de Chucky. Oui, parce que dans la dernière scène de Chucky 4, la fiancée, avant de mourir, donne naissance à un fils. Ne demandez comme des poupées peuvent baiser et avoir des enfants. Je n’ai pas vu les deux suivants Chucky, à savoir, la Malédiction de Chucky et le Retour de Chucky. Mais d’après les critiques, on a un retour aux fondamentaux en zappant le 4e et le 5e opus. On a beaucoup plus de narration de l’horreur.

    Ce qui est vraiment remarquable avec la saga Chucky est la cohérence pendant plus de 31 ans d’existence. Comme je l’ai dit, je les ai regardé à la suite et c’est fou à quel point, les films se connectent les uns aux autres. On n’a pas le mic-mac habituel où chaque réalisateur va réinventer le truc à sa sauce. Il y a une vraie continuité exemplaire dans l’histoire de Chucky que même l’Exorciste a échoué à réaliser de manière lamentable.

    L’avenir de Chucky est triste à souhait

    Dans Chucky 6 et 7, la poupée va s’attaquer à Nica Pierce qui est interprété par Fiona Dourif. C’est vraiment intéressant, car c’est la fille de Brad Dourif, l’acteur qui a fait la voix de Chucky jusqu’au remake de 2019. Dans le Remake de 2019 de Chucky, on fait table rase du passé et on abandonne le vaudou, l’horreur et toutes ces simagrées. Cette fois, Chucky est une poupée dotée d’une intelligence artificielle qui peut interagir de manière quasi parfaite avec les enfants.

    Mais un employé mécontent de l’entreprise qui l’a fabriqué, va détraquer un exemplaire qui va développer des instincts meurtriers. C’est à la fois rafraichissant et triste. Car quand on regarde tous les films Chucky, nous, les vieux de 35 ans, on ressent la nostalgie des films des années 1980. Voir ce Remake de Chucky de cette façon, montre que le monde a totalement changé et que les anciennes belles croyances ne font plus recette.

    Et ce serait étonnant que ce Remake reste autre chose qu’un Remake, jamais il n’aura l’aura de la saga de Chucky. Même la voix de Chucky est interprétée par Mark Hamill qui est Luke Skylwalker dans Star Wars, tout un symbole que les films comme Chucky, ciblant une niche précise de spectateurs, sont désormais mort dans le Hollywood lisse et que ces films font partie des amours des collectionneurs.

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