Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing kULTURE Avis sur Godzilla: City on the Edge of Battle

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 2 mois et 4 semaines.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Je viens de voir Godzilla: City on the Edge of Battle. C’est le deuxième de la trilogie et j’avais déjà donné mon avis sur le premier, Godzilla, la planète des monstres. Et j’ai vraiment du mal à m’y faire avec ce Godzilla en CGI assez dégueulasse. Mais qu’est-ce que vaut réellement Godzilla: City on the Edge of Battle.

    Et bien, ça parle plus de la manière dont on doit combattre Godzilla que le monstre lui-même. Les combats sont rares à part la bataille finale qui n’est pas si finale que ça. Je l’ai trouvé lent, ça prend trop de temps pour mettre en place une narration qui est pourrait être plus concise et plus efficace. Mais Godzilla: City on the Edge of Battle est bourré de concepts philosophiques qui enrichissent énormément le film.

    Dans cette trilogie de Godzilla, on a 3 races d’humains qui cohabitent ensemble. Les Terriens, les Exifs et les Bilusaludo. Les Bilusaludo  sont la logique personnifiée, la science à l’état pur avec des relents de scientisme. Les Exifs sont les plus religieux et les plus sages selon le point de vue du film. Et les Terriens tentent de rester au milieu. Toute la narration de Godzilla: City on the Edge of Battle se concentre autour de ces 3 points de vue. Dans ce film, après le premier combat contre un Godzilla miniature, ils cherchent un autre moyen de combattre. Ils vont trouver une race indigène de la Terre, les Houtua, qui sont resté et ont évolué sur Terre pendant 20 000 ans. Ils sont plus proches des insectes que des humains.

    Dès le premier film, on savait que Mechagodzilla allait faire partie de l’intrigue. Mais le film a pris une approche différente, très appréciable. Plutôt que de nous balancer un robot géant à la sauce américaine, Godzilla: City on the Edge of Battle propose d’utiliser le métal de Mechagodizilla, le nanométal, pour combattre Godzilla. Ce métal a la particularité d’être suffisamment résistant pour transpercer Godzilla et il peut se multiplier de lui-même. Pendant ces 20 000 ans, les restes du Mechagodzilla ont évolué pour créer une ville entière, la Mechagodzilla City.

    L’équipe décide d’utiliser cette ville pour combattre Godzilla avec un piège. Mais le nanométal a été crée par les Bilusaludo, dont l’esprit scientiste estime que la fin justifie les moyens. En somme, si on utilise le nanométal pour tuer Godzilla, alors ce métal va corrompre toute la planète.

    Dans le premier film, j’avais déjà dit que cette trilogie Godzilla utilise énormément les mécanismes du chatiment divin. Godzilla n’est pas un simple monstre, mais bien une créature, crée par la planète, que les humains ont exploité jusqu’à outrance.Quand les humains se sont enfuit de la planète, les écosystèmes ont évolué à partir de Godzilla. Cela signifie que toutes les créations de la planète s’inspirent de Godzilla. Une manière de dire que les humains ne sont plus les dieux de leur planète, mais bien le monstre.

    D’où la tournure avec le nanométal. La mentalité des Bilusaludo est que pour vaincre Godzilla, il faut dépasser la nature humaine, c’est à dire devenir soi-même un monstre. C’est le paradoxe du démon. Le bien ne peut pas vaincre le mal, seul un mal plus important peut le faire. Mais à la fin, les terriens choisissent de ne pas prendre ce chemin. Sur le plan narratif et même de la mise en scène, Godzilla: City on the Edge of Battle est quasi parfait. Mais je pense qu’on n’a pas besoin d’un troisième opus pour conclure le chapitre. Ils auraient pu balancer la bataille finale dès le second opus. Car quand on regarde les batailles du premier et du second fim, alors on a une impression de répétition.

    Godzilla: City on the Edge of Battle nous propose une histoire de Godzilla qu’on n’a jamais vu dans le cinéma occidentale et on peut remercier Netflix et son partenariat avec les studios japonais. Mais qu’ils abandonne la CGI, ça ne leur réussit pas. On verra ce que donne le troisième opus.

     

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