Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing kULTURE Avis sur Jumanji : Bienvenue dans la jungle, Robin Williams en est-il satisfait ?

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    Houssen Moshinaly
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    Jumanji : Bienvenue dans la jungle

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Note de l'éditeur

    3.5

    J’avais déjà vu Jumanji : Bienvenue dans la jungle. Mais pour me faire un avis, je regarde un film plusieurs fois, notamment en version DVD où on a des bonus et autre. Quand Jumanji 2 a été annoncé, alors tout le monde a grimacé. Robin Williams était intouchable. Le premier Jumanji était un véritable événement des années 1990.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle a tout pour réussir

    Il avait crée une oeuvre tout à fait unique, transcendé par le génie de Robin Williams. Et déjà que Dwayne Johnson n’était pas très apprécié dans le milieu cinématographique, on l’attendait au tournant. C’est qui ce mec qui veut prendre la relève de Williams ? Alors, quel est le verdict de Jumanji : Bienvenue dans la jungle. C’est la sécheresse créative à Hollywood. On ne sait plus quoi inventer.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Ou plutôt, il y a des tonnes de scénarios qui traînent dans les tiroirs. Mais la dictature des producteurs, les études de marché aussi stupides que possible, l’extrême parasitisme d’Hollywood font qu’on se contente de chercher ce qui marche.

    Et on rajeunit de vieilles franchises en espérant tirer sur la corde encore et encore. Et pour Jumanji : Bienvenue dans la jungle, on ne peut pas nier que le réalisateur, les acteurs, les producteurs, ils ont tout tout fait pour que cela marche. Le scénario a été entièrement adapté, pour ne pas pomper le premier Jumanji et qu’on laisse en paix Robin Williams. Il y a bien sûr des clins d’oeil, mais ils ont tenté de renouvelé l’approche.

    Le synopsis de Jumanji : Bienvenue dans la jungle

    Plutôt que de partir de nouveau sur le jeu de société, Jumanji : Bienvenue dans la jungle nous montre un jeu vidéo. Cela se passe en 1996, donc un an après la sortie du premier Jumanji (qui est sorti en 1995). Un garçon trouve le jeu de société sur la plage. Cela montre une petite connexion avec le premier opus où à la fin, le jeu se retrouve à la mer.

    Mais la scène est au rabais. Car le garçon trouve le jeu Jumanji, à peine enfoui sur la plage. Il le ramène chez lui. Bruits de tambour pendant la nuit et il y une lumière verte qu’on voit de l’extérieur de la maison. Et ensuite, on ne voit rien de ce qui s’est passé.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    20 ans plus tard, un groupe de 4 personnes, 2 garçons et 2 filles, à cause de bêtises à l’école, se retrouvent en retenue. Ils doivent ranger un vieux cagibi. En fouillant, ils trouvent une console totalement inconnue.

    Ils l’allument et le jeu leur demande de choisir un personnage (des avatars) et boum, ils se retrouvent téléportés dans le monde de Jumanji. Ensuite, il y a un méchant qui possède une pierre magique, lui permettant de contrôler tous les animaux de Jumanji. Nos héros se retrouvent avec cette pierre et ils doivent la remettre à son emplacement pour lever la malédiction de Jumanji. Cela vous semble enfantin ? C’est fait pour !

    Des personnages et une histoire trop stéréotypés

    L’approche des avatars veut court-circuiter la connexion avec le premier Jumanji. Cela permet de repartir sur de nouvelles bases et de créer une nouvelle franchise.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Mais cela marche uniquement si les personnages sont attachants et intéressants. Dans Jumanji : Bienvenue dans la jungle, ce n’est pas le cas :

    • Spencer – Un petit garçon « geek » un peu mal-aimé qui va devenir le Dr. Smolder Bravestone, interprété par Dwayne Johnson.
    • Bethany – Une fille mignonne, un peu égocentrique qui va devenir le professeur Sheldon « Shelly » Oberon, un homme grassouillet de 50 ans, interprété par Jack Black.
    • Fridge – Un grand black sportif, qui martyrise Spencer, va devenir Franklin « Mouse » Finbar, un petit black qui porte les armes de Bravestone, incarné par Kevin Hart.
    • Martha – Une petite fille un peu timide qui va devenir Ruby Roundhouse, une femme particulièrement belle, experte en arts martiaux, interprété par Karen Gillan.

    La construction des personnages est bien faite. Chaque avatar est l’opposé du vrai personnage dans la vraie vie. Le petit maigrichon devient un héro musclé, le grand black devient un nain de jardin, la bimbo devient un petit gros de 50 ans et la petite fille gauche devient une bombe dans tous les sens du terme. Le souci est que l’histoire des personnages dans leur vie respectif manque cruellement d’originalité.

    Un film pour enfant n’a pas à être enfantin

    Ce sont des adolescents qui ont des problèmes d’adolescents. Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente de refaire l’histoire d’Alan Parrish, le petit garçon dont la version adulte sera interprété par Robin Williams. Le problème est que le personnage d’Alan Parrish est bien plus dramatique.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Il est à la fois martyrisé par les garçons de son âge et il subit aussi l’autorité de son père. C’est beaucoup plus intéressant, mais peut-être que la structure familiale des 1990 n’était pas la même. Mais quoi qu’il en soit, la construction des personnages était plus couillue dans le premier Jumanji.

    Devenir un adulte avec Jumanji

    On va me dire que Jumanji : Bienvenue dans la jungle est fait pour les enfants. Et c’est vrai. Le film a été un succès monstrueux avec un box-office de 960 millions de dollars. Mais ce n’est pas parce que vous créez un film pour enfant qu’il doit être enfantin.

    Le premier opus était aussi destiné pour les enfants, mais il avait plus de gueule, car Robin Williams a parfaitement compris l’esprit de Jumanji. Que ce soit Jumanji 1 ou 2, l’objectif est le même. Les enfants doivent apprendre à grandir.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Alan Parrish devait affronter ses problèmes. Et il va se faire aspirer par le jeu. Il ressort du jeu 20 ans plus tard sous les traits de Robin Williams, un homme de 30 ans. Mais pendant tout le film, il se comporte comme un enfant. Il joue, il crie, il saute. Il a le corps d’un homme, mais il n’a pas encore grandi dans sa tête. Ce n’est qu’à la fin, lorsqu’il affronte le chasseur, qu’il devient vraiment un homme.

    Cette construction narrative est beaucoup plus dramatique et m’a parlé énormément quand j’avais 12 ans et que j’ai vu le premier Jumanji. Mais dans Jumanji : Bienvenue dans la jungle, vous jouez les personnages d’un jeu vidéo.

    Et donc, vous allez utiliser les jeux vidéos pour devenir un adulte ? Bonne chance les mecs ! Ce n’est pas un reproche en soi, car ils avaient besoin du jeu vidéo pour casser la connexion avec l’héritage de Robin Williams. Mais ils auraient pu rendre les personnages plus intéressants, en leur donnant plus d’enjeu.

    Les épreuves de Jumanji

    Et évidemment, on doit parler des épreuves. Dans le premier Jumanji, chaque épreuve était une oeuvre de créativité pure. Le lion dans le manoir, les moustiques, un troupeau qui charge, les singes. Chaque épreuve nécessitait des stratégies différentes pour la combattre. Mais ce n’est pas le cas de Jumanji : Bienvenue dans la jungle.

    Ils tentent d’inventer des trucs, mais ça tombe souvent à plat. La première épreuve était l’hippopotame, ensuite, on les motards, les rhinocéros albinos. Il n’y a pas d’enjeu pour les combattre.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Dans le premier Jumanji, tu avais peur pour les personnages, car le danger était réel. Les moustiques te fichaient la frousse sans oublier les plantes carnivores. Pour respecter le jeu vidéo, les avatars de Jumanji : Bienvenue dans la jungle ont chacun 3 vies. Cela permet de tuer des personnages sans trop de dommages. Et si on perd les 3 vies, alors on meurt pour de bon. Ce n’est pas pertinent. Jumanji te récompense quand tu gagne et te châtie quand tu perd.

    Le concept des 3 vies

    Quel est l’intérêt de Jumanji si tu meurs pour de bon. Un vrai chatiment aura été qu’au bout de 3 vies, tu reste enfermé définitivement dans le jeu. Là, on a un début de construction narrative. Et pourtant, ils ont essayé du mieux qu’ils ont pu.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Au cours de l’aventure, nos 4 héros vont retrouver le 5e avatar. Le garçon qui a été enfermé dans le jeu vidéo en 1996. Il s’agit d’Alex Vreeke qui est Jefferson « Seaplane » McDonough, interprété par Nick Jonas. A un moment, il risque de perdre sa dernière vie. Et le professeur Sheldon va lui faire du bouche à bouche.

    Sa vie baisser à mesure que celle de Jefferson va monter. C’est extrêmement bien trouvé, car cela cadre bien avec certains jeux vidéos. On a également le concept des PNJ (Personnages non joueur) qui sont retranscrits fidèlement.

    Je ne vais pas m’attarder et ne pas dire la fin, car elle est assez classique. Les héros gagnent après moult péripéties. Avec 900 millions de dollars, un Jumanji 3 est déjà prévu.

    Le casting galactique de Jumanji 3

    Le casting de Jumanji 3 est galactique. On a Danny DeVito et Danny Glover qui seront de la partie. Et on peut penser que Dwayne Johnson sera toujours là. Jack Black, vu sa performance, va son retour. Mais le risque de Jumanji 3 est qu’il y aura trop de personnages et pas assez de temps pour les développer.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle tente vraiment de réinventer la franchise. Mais la construction fade des personnages montre un film trop enfantin.

    Jumanji : Bienvenue dans la jungle dure quasiment 2 heures et pourtant, je suis resté sur ma faim sur la construction des personnages. Ils annoncent également que Jumanji 3 sera plus dangereux. Je l’espère fortement, car il faut rajouter de l’enjeu pour les personnages. Sinon, on se désintéresse de l’histoire.

    Encore une fois, Jumanji 2 est un excellent film. Mais il rate des coches sur la profondeur et la construction des personnages. Ils ont tenté de réinventer la franchise et ils ont réussi en partie. Il reste à terminer la construction du reste. Car pour être honnête, même mort, Robin Williams bat Dwayne Johnson à plate couture.

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