Accueil Accueil du Forum de Houssenia Writing Science Alessandro Strumia, sexisme ou liberté d'expression ?

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 2 mois et 1 semaine.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Le problème de l’absence des femmes dans les STEMs est au centre de toutes les attentions. Et quand ça coince, ça peut partir en vrille. Il y a quelques jours, on a un physicien italien des particules, Alessandro Strumia, qui a fait des remarques, considérées sexiste, lors d’une conférence du CERN, justement sur l’égalité homme/femme dans la physique des particules.

    Alessandro Strumia a donné une conférence et c’est le slide 15 qui a mis le feu aux poudres. Il a estimé qu’on lui a refusé un poste au profit d’une femme alors que ses papiers, avaient un meilleur index de citations. Mais ça, c’est un secret de polichinelle, car tout le monde sait que les institutions scientifiques pratiquent une discrimination positive pour faire preuve de diversité. On connait mes positions très critiques sur le féminisme. Mais la sortie d’Alessandro Strumia pose plusieurs problèmes :

    • Il a utilisé une expérience personnelle pour tirer des conclusions généralistes
    • L’index de citations est loin d’être une mesure fiable pour garantir la performance d’un scientifique
    • A part des anecdotes et des protocoles douteux, il ne propose pas de preuves solides J’ignore si c’est le cas, mais il aurait pu montrer ses papiers ainsi que celles de la femme pour voir lesquels étaient supérieurs.

    Mais surtout, son incompréhension est qu’il semble ne pas connaitre la discrimination positive. Depuis des années, on privilégie les femmes plutôt que les hommes dans les institutions scientifiques. J’ignore si c’est une bonne ou mauvaise chose, mais c’est la société actuelle.

    Ce féminisme sans frontières vient surtout des pays anglo-saxons. Et cela se répand dans le monde entier. Toutefois, l’absence des femmes dans les STEMs est largement exagérés. Le postulat de la discrimination positive est que si on crée un terreau favorable à l’égalité homme/femme, les femmes vont aller toutes guillerettes faire de la physique des particules ou des maths. La science dit exactement le contraire. Une étude a montré qu’il y a moins de femmes dans les STEMS dans les pays qui sont pourtant égalitaires aux femmes. La raison est l’Etat providence, qui propose plus de sécurité dans l’emploi. Ainsi, la préférence du job est le principal critère et non le facteur économique dans les pays plus égalitaires.

    Les hommes préfèrent certains métiers, les femmes d’autres. Ce n’est ni du sexisme, mais simplement la nature humaine. En passant, je ne vois pas de féministes, dénoncer le manque de femmes chez les éboueurs. Alors que sans les éboueurs, une ville peut s’effondrer en quelques semaines…

    Mais Alessandro Strumia n’a pas utilisé tous ces arguments. Il est allé comme un bourrin dans une conférence, sur le genre, où la majorité du public, était des femmes. Il aurait pu privilégier une approche plus subtile, indiquant que des années de données montrent que la discrimination positive est un échec absolu. La discrimination, positive ou négative, ne peut être jamais légitimée. Harvard a discriminé les groupes asiatiques au profit des latinos et des blacks. Comme je l’ai dit, c’est la société actuelle.

    A la place, Alessandro Strumia a préféré parler du QI. Comme le disait Stephen Hawking, quelqu’un, qui se vante de son QI, pour prouver sa supériorité intellectuelle est juste un perdant. Le concept du QI est aussi moisi que celui de la race sur le plan scientifique.

    Mais Alessandro Strumia va subir le sort de James Damore, cet ingénieur qui avait dénoncé la folie féministe chez Google. Alessandro Strumia sera blacklisté à vie de toute activité universitaire. On peut le traiter de sexisme, mais il est clair qu’on ne peut plus s’exprimer librement dans le secteur académique. Une véritable chape de plomb s’est abattu sur les instituts occidentaux et ce n’est jamais bon pour l’avenir qu’on bâillonne la science de cette manière.

    Alessandro Strumia avait le droit de s’exprimer et les pro-féministes auraient pu lui répondre avec de vrais arguments plutôt que de le virer. De nombreux physiciens ont soutenu Alessandro Strumia, mais bon, ils ne le crient pas sur les toits.

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