On raconte beaucoup de choses sur le Dropshipping. Mais un petit retour aux fondamentaux s'impose, surtout avec de nouveaux services comme Oberlo.
On raconte beaucoup de choses sur le Dropshipping. Mais un petit retour aux fondamentaux s'impose, surtout avec de nouveaux services comme Oberlo.

Sur le web, on a plusieurs moyens de gagner de l’argent. Vous avez la publicité, mais vu le monopole de Google, on gagne de plus en plus des misères. L’affiliation est la seconde bonne alternative. Et de nombreux entrepreneurs gagnent pleinement leur vie avec cette méthode. Cela consiste à promouvoir des produits avec des liens affiliés et de percevoir une commission quand le lien génère une vente. Et le Dropshipping est la version au dessus de cette méthode.

Les bases du Dropshipping

Les bases du Dropshipping sont assez simples. Vous sélectionnez un bon nom pour une marque, achetez le nom de domaine et vous lancez une boutique en ligne. Dans cette boutique, vous pouvez vendre tous les produits que vous voulez. Les vêtements, les chaussures, les Smartphones, les appareils électroménagers, etc. L’imagination sera votre seule limite.

Mais vous allez me dire : Mais il faut des fonds, stocker des produits et tout le tintouin. Et c’est ça la beauté du Dropshipping, vous n’aurez pas à vous occuper ni des fonds, ni du stockage des produits. Dans le Dropshipping, vous vous mettez en lien avec des fournisseurs, par exemple, Aliexpress. Et comme ce dernier est l’équivalent d’Amazon, alors vous aurez des milliers de produits à votre disposition.

Des bénéfices plus importants

Vous sélectionnez les produits que vous voulez et vous les mettez dans votre boutique en ligne. Quand un consommateur effectue un achat dans votre boutique en ligne, votre fournisseur lui livrera le produit directement de ses entrepôts. Les délais varient selon le pays de votre boutique en ligne et évidemment, de celui du fournisseur. Pour la Chine par exemple, cela prend de quelques jours et à 2 ou 3 semaines au maximum.

On raconte beaucoup de choses sur le Dropshipping. Mais un petit retour aux fondamentaux s'impose, surtout avec de nouveaux services comme Oberlo.

Image paricondigital de Pixabay

Vous effectuez vos ventes comme d’habitude. Mais la différence essentielle est que vous vendez au prix de détail, mais le fournisseur vous vend au prix de gros. Vous pouvez faire de jolis bénéfices comme dans une boutique classique sans aucun des inconvénients comme les fonds de départ.

Les avantages du Dropshipping

Vous levez les sourcils et vous allez me dire : « Mais c’est la même chose que l’affiliation ». Non, dans l’affiliation, vous n’avez pas votre propre marque, ni votre propre boutique. Par exemple, si vous faites de l’affiliation sur Amazon, alors vous allez promouvoir Amazon et non votre marque. Et sachez que le succès d’un bon entrepreneuriat n’est pas de vendre les meilleurs produits au meilleur prix, mais c’est de créer une marque qui fidélise les consommateurs.

Il y a quelques années, le Dropshipping était compliqué. Il fallait passer par plusieurs fournisseurs, les plateformes n’existaient pas et c’était la misère. Aujourd’hui, on peut lancer son activité grâce au Dropshipping en quelques jours. Le plus important est de trouver un bon nom d’une marque et d’avoir un nom de domaine, percutant et court de préférence.

Des plateformes pour des solutions clés en main

L’une des meilleures plateformes pour faire du Dropshipping est Shopify qui connait une croissance fulgurante depuis quelques années. Et pour cause. Une simplicité d’utilisation exemplaire, des couts minimaux et gratuits dans certains cas. Et on a également le service Oberlo qui vous facilite davantage le Dropshipping en automatisant une grande partie du processus.

On raconte beaucoup de choses sur le Dropshipping. Mais un petit retour aux fondamentaux s'impose, surtout avec de nouveaux services comme Oberlo.

Image parPeter H de Pixabay

Toutefois, cela reste de l’entrepreneuriat et il faudra persévérer pour réussir. Vous devrez bien soigner vos fiches de produit, fidéliser votre communauté et à l’écoute des consommateurs. Le design sera crucial, car le Dropshipping est désormais pratiqué par des milliers d’entrepreneurs. Ainsi, vous devrez utiliser de belles photos pour votre e-boutique. Vous devez optimiser la navigation et proposer un suivi de la clientèle aux petits oignons.

Les inconvénients du Dropshipping

Comme toute pratique entrepreneuriale, le Dropshipping possède des inconvénients et il y en a 2 principaux. Le premier est que vous devrez gérer le suivi de la clientèle et du service après-vente. Étant donné que les consommateurs achètent auprès de votre marque, alors si le produit est défectueux ou non conforme, c’est vous qu’ils viendront voir, pas le fournisseur.

Le second est les délais de livraison, donc renseignez-vous bien sur la moyenne des délais de livraison des produits que vous allez promouvoir. Mais cela reste des inconvénients mineurs comparés aux nombreux avantages du Dropshipping.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.
Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Constantine : City of Demons est à la base une série qui a été diffusé comme un film comprenant 2 épisodes. Quand on le regarde, ils ont fait en sorte qu’il s’agisse d’un film d’animation à part entière. Et quand on l’a vu, on se dit que décidément, DC Animations a une longueur d’avance, en termes de maitrise, sur les oeuvres cinématographiques.

Constantine : City of Demons, un film d’animation basée sur une série

Dans le grand public, on connait ce personnage par le film Constantine avec Keanu Reeves en 2005. Même si les fans ont crié à l’imposture, le film réussit quand même à retranscrire le personnage. Constantine : City of Demons est dans une autre approche. Toutefois, on n’est pas totalement perdu. Au début, on nous raconte l’origine de John Constantine.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Un chanteur, passionné par les arts occultes, qui fait une gaffe monstrueuse en fricotant avec les démons et qui devient un espèce détective raté. Une loque humaine sous le ciel étoilé. Constantine : City of Demons raconte l’histoire de John Constantine et de Chas Chandler, son meilleur ami. Se connaissant depuis l’enfance, Chas a fait partie du groupe de musique de Constantine. Et plusieurs années plus tard, Chas demande l’aide de John pour sauver sa fille, Triche.

Le scénario de Constantine : City of Demons

Pour comprendre Constantine : City of Demons, il faut aussi raconter la merde provoquée par Constantine alors qu’il était chanteur et sa relation avec Chas. A cette époque, Constantine avait un mentor, un sorcier puissant qui faisait des expériences avec sa propre fille, Astra. Pour le battre, Constantine va invoquer un démon, Nergal, mais ce dernier va échapper au contrôle de John et le tout va se transformer un bain de sang.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Le démon va envoyer Astra en enfer et John sera totalement brisé. Enfermé dans un asile, il deviendra une loque humaine où Chas vient lui demander son aide pour sa fille quelques années plus tard. Le scénario de Constantine : City of Demons se passe à Los Angeles. Au fil de l’enquête, Constantine découvre que l’âme de Triche est capturé par un démon dans cette ville.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Il va retrouver ce dernier pour découvrir finalement que c’était Nergal depuis le début. Nergal avait utilisé la fille pour attirer Constantine pour qu’il l’aide à exterminer ses autres concurrents démons. Oui, parce que Nergal a ouvert une petite filiale de l’enfer à Los Angeles, car on le sait, c’est une ville pourrie avec des millions de personnes, prêtes à vendre leur âme au diable pour quelques secondes de célébrités.

Un fin amèrement délicieuse

Péripéties après péripéties, Constantine va tuer les démons concurrents et il tuera même Nergal à la fin. Mais le prix à payer est immense, car il a fallu que Chas sacrifie tout son amour pour sa fille et sa femme pour faire exploser le démon.

Le résultat est que Chas était prêt à tout pour sauver sa fille, l’a fait, mais sa famille a totalement perdu son souvenir. C’est comme s’il n’avait jamais existé pour eux. Et la même chose avec Constantine, son ami d’enfance, qu’il oubliera aussi. C’est une fin de merde, mais c’est digne de Constantine : City of Demons. Comme le film est composé d’épisodes d’une série à la base, il y a certaines scènes qui sont un peu longues.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Mais l’ensemble respire la maitrise et on a un scénario assez dense, contairement aux urnes vides d’un Marvel. La qualité de l’animation est plus que correcte et c’est assez gore dans certaines scènes. Je l’avais déjà dit pour Suicide Squad : Hell to Pay, DC possède une qualité démesurée sur l’animation. S’il pouvait seulement mettre 10 % de cette qualité dans ses films, alors on aura des oeuvres magistrales.

Constantine : City of Demons prouve que DC, au moins sur l'animation, maitrise parfaitement son sujet. Une bonne approche de la mythologie Constantine.

Mais la peur du sang, du polémique et du politiquement correct nous donne des films bien trop lisses. En revanche, DC peut se lâcher dans l’animation. Et ça peut donner de véritables pépites comme Constantine : City of Demons. Constantine est un personnage vraiment à part dans l’univers habituel des Comics. Mais j’adore ce type de personnage, torturé à l’extrême et que même après une victoire lumineuse, on a l’impression qu’il a tout perdu.

Le litige sur les îles Éparses entre la France et Madagascar date de plusieurs décennies. Et ces îles inhabitées sont un véritable noeud gordien que ce soit sur le plan économique, géopolitique et stratégique.
Le litige sur les îles Éparses entre la France et Madagascar date de plusieurs décennies. Et ces îles inhabitées sont un véritable noeud gordien que ce soit sur le plan économique, géopolitique et stratégique.

La discussion des îles Éparses et le litige entre Madagascar et la France reprennent de plus belle ces derniers temps. La déclaration du président Macron et du président Rajoelina a comme qui dirait jeté un pavé dans la mare. Il est important de contextualiser un peu tout ce merdier et comprendre que les îles Éparses sont avant une récupération symbolique.

Les Îles Éparses très éparpillées

Les îles Éparses sont constituées de plusieurs îles réparties dans l’Océan Indien. Madagascar revendique 2 îles qui sont Juan de Nova et Europa. Les Glorieuses sont un mini-archipel composé de 2 îles. On a également l’île Tromelin dont l’appartenance est revendiquée par l’île Maurice.

Europa dans les îles Éparses - Crédit : TAAF

Europa dans les îles Éparses – Crédit : TAAF

Le coeur du problème est qu’à l’époque de la colonisation, la France a rattaché les îles Éparses à Madagascar. Et donc techniquement après l’indépendance, le pays aurait dû retrouver l’intégralité de son territoire colonisé incluant les îles Éparses.

Même si c’est plus compliqué que ça, car les négociations sur l’indépendance ont été très difficiles et chaotiques, mais cela se résume au fait que ces îles éparses (les 2 en tout cas), selon le statut de l’indépendance, mais également des décisions de l’ONU, appartiennent légitimement à Madagascar.

Pagaille dans la souveraineté des îles Éparses

Une partie de la droite française estime que Madagascar n’a aucune légitimité sur ces îles Éparses, car elle ne les a jamais eues à la base. Ben ouais, si avec des magouilles politiciennes françaises, Madagascar s’est fait piquer ces îles Éparses, alors ce serait très très stupide de dire que Madagascar ne les ait jamais eues. Une autre objection est que les îles Éparses n’ont jamais été habitées par des Malgaches ce qui fait que le droit d’appartenance lié au sol est plus que faible.

Juan de Nova dans les îles Éparses - Crédit : V. Duvat Magnan

Juan de Nova dans les îles Éparses – Crédit : V. Duvat Magnan

Le droit du sol est une vieille pratique coloniale et ne peut être utilisé pour déterminer l’appartenance à notre époque moderne. Mais si on regarde la proximité géographique, Madagascar, mais également la Réunion pouvait revendiquer l’appartenance. Donc, oui, c’est compliqué, mais pour nier la souveraineté malgache, il aurait fallu ne pas les rattacher au pays pendant la colonisation. La Gazette de la Grande Île a fait un article très complet sur l’histoire de ces îles et sur l’indépendance de Madagascar.

L’affection des îles Éparses pour Charles de Gaulle

Cette droite française, qui fantasme toujours sur sa colonisation, ne comprend pas que les décisions des présidents Macron et Rajolelina sont dans la ligne droite de l’ONU. Dire que Macron veut céder les îles Éparses parce qu’il n’aime pas la France revient à dire que la France n’a jamais quitté sa mentalité coloniale. La partie gaulliste de cette droite a tendance à sanctifier tout ce qu’à fait Charles de Gaulle.

Geyser dans Juan de Nova dans les îles Éparses - Crédit : Grilhe

Geyser dans Juan de Nova dans les îles Éparses – Crédit : Grilhe

Et ce bon vieux Charles s’est fait un point d’honneur à ne jamais donner les îles Éparses à Madagascar. La principale raison est pour que CDG, la priorité à l’époque était la maîtrise de la puissance nucléaire. Et les îles Éparses étaient envisagées pour des essais atomiques. Je pense qu’en 2019 et au-delà, la question des essais atomiques est dans la cave des vieilles lubies des grandes puissances. CDG n’aurait pas trop de problème à rétrocéder ces îles à la Grande Ile.

Les ressources scientifiques et halieutiques

Ensuite, les ressources des îles Éparses. Parce qu’on pourrait le dire, quel est l’intérêt de se battre comme des chiffonniers sur des îles qui sont inhabités et dont le développement urbain est plus qu’hypothétique ? On a déjà une importance scientifique. Dès 2010, on a eu une mission de l’Ifremer qui a cartographié les importances scientifiques de ces îles. Et on a une volonté de les préserver de toute interaction humaine.

Les Glorieuses dans les îles Éparses - Crédit : Gelabert 2008

Les Glorieuses dans les îles Éparses – Crédit : Gelabert 2008

Mais le Sénat français donne un autre son de cloche, car même si l’aspect scientifique est mentionné, c’est surtout la ZEE (Zone économique exclusive) qui est mise en avant avec les ressources de la pêche. Une ZEE permet à un Etat d’exercer sa souveraineté sur une zone économique qu’elle soit maritime ou terrestre même si c’est les zones maritimes qui sont vraiment concernées. Sur les îles Éparses, la superficie de la ZEE couvre plus de 635 664 kilomètres carrés ce qui attire bien des convoitises.

Du pétrole, du gaz et du fer pour « Une nouvelle Mer du Nord »

Dans les années 2000, il y a eu des explorations pour déterminer les ressources dans le sous-sol du canal du Mozambique. De nombreux Malgaches fantasment sur ces ressources. Mais il faut pondérer. Les îles Éparses ne représentent que 30 % du canal du Mozambique en termes de superficie maritime. Mais si vous avez une ZEE sur 30 % de pétrole, de gaz et de minerais, alors on comprend l’excitation autour de ces îles.

Bassa de India dans les îles Éparses - Crédit : Marine Nationale

Bassa de India dans les îles Éparses – Crédit : Marine Nationale

Selon un rapport du Centre d’Études Stratégiques de la Marine, ce sous-sol du canal du Mozambique posséderait de 6 à 12 milliards de barils de pétrole et de 3 à 5 milliards de mètres cubes en gaz. Avec un prix du baril de pétrole oscillant de 40 à 50 dollars, cela fait un sacré pactole. Quand ces explorations ont eu lieu, on a parlé de « Nouvelle Mer du Nord ».

On a également le métal avec ce qu’on appelle des nodules polymétalliques qui sont des accrétions de manganèse, mais qui peuvent aussi donner du nickel, du cobalt ou du nickel. Ces nodules se chiffreraient en milliards de tonnes. Mais il ne faut pas fantasmer sur le fait que Madagascar devienne un pays de pétro-dollars. Car toutes ces ressources sont à grande profondeur.

Et comme je l’ai souvent dit, si le gaz et le pétrole étaient extractibles à des prix convenant au marché, alors on serait déjà en train de creuser. Dans le futur, il est certain que beaucoup de gens vont se bousculer dans le canal du Mozambique et donc, sur les îles Éparses. Si on regarde ces ressources stratégiques, la France serait bien idiote de laisser ces îles, donc, elle risque de nous concocter une petite magouille politicienne qui lui permettra de préserver son emprise, même en souterrain.

Un futur incertain sans des accords bilatéraux solides

Des entreprises comme Exxon, Total ou ENI sont déjà présentes, prêtes à bondir si la technologie d’extraction se développe. Et que le noeud gordien de l’appartenance des îles Éparses soit définitivement tranché.

Ensuite, on a le trafic maritime. Avec la route du Sud qui est de plus en plus empruntée et la fonte de la banquise, le canal du Mozambique va gérer environ 30 % du trafic mondial dans les prochaines années. Cela en fait un emplacement stratégique, géopolitique et économique.

Parmi toutes les solutions proposées, les négociations bilatérales sont les plus intéressantes. Si on passe par l’ONU ou une autre organisation et demander un jugement « équitable », alors chaque camp aura sa définition d’équitable. Et on reviendra au même point. Pour de nombreux Malgaches, les îles Éparses sont surtout une question d’appartenance symbolique. La France a fait le sagouin pendant les négociations sur l’indépendance de la Grande Ile dans les années 1960 et il ne faut pas que le passé se répète.

La Nouvelle Route de la Soie peut débarquer dans les îles Éparses

Ce n’est pas forcément lié aux îles Éparses, mais Madagascar est une pièce importante dans la Nouvelle Route de la Soie. C’est le projet le plus important de la Chine pour son avenir. Madagascar ne sera pas un pilier central, mais parmi les investissements chinois qui sont prévus, on a la construction d’un port en eau profonde à Narinda dans le nord-ouest de Madagascar.

Ce port, s’il est concrétisé, fera directement face au Canal de Mozambique… Quelle coincidence. Les Etats-Unis sont contre la Nouvelle Route de la Soie et la France est un de leurs proxys dans cette bataille. Les îles Éparses pourraient être un motif fallacieux pour réduire la présence chinoise dans l’Océan Indien.

Il ne faut pas oublier que Madagascar est le pays africain le plus proche de la Chine pour des routes maritimes directes entre les deux pays. Dans une interview il y a quelques années, le ministre chinois des affaires étrangères avait considéré que Madagascar va servir de pont entre l’Afrique et la Nouvelle Route de la Soie. Toutefois, cela dépendra de la capacité de développement de Madagascar. Pour sa route de la soie, la Chine mise principalement sur des pays très stables avec des structures économiques et politiques assez robustes.

EaseUS Partition Master est un logiciel assez simple d'emploi qui permet de formater, partitionner et de gérer tous les aspects de son disque dur.
EaseUS Partition Master est un logiciel assez simple d'emploi qui permet de formater, partitionner et de gérer tous les aspects de son disque dur.

EaseUS Partition Master est une solution tout-en-un qui conviendra à tous les utilisateurs. A une époque, le partitionnement de disque dur était une étape complexe. Il fallait être expérimenté et jouer avec des utilitaires comme Fdisk qui pouvait formater des partitions de manière accidentelle. EaseUS Partition Master nous est proposé par EaseUS qui propose de nombreux logiciels, notamment sur la sauvegarde et la récupération de données .

La partition d’un disque à la portée de tout le monde

La principale fonction d’EaseUS Partition Master est de partitionner un disque dur à la volée. Que ce soit pour avoir des partitions bien distinctes si vous venez d’acheter un gros disque dur de 1 To. Ou encore, pour augmenter l’espace de votre disque principale si celui-ci commence à être encombré. L’interface est vraiment intuitive.

EaseUS Partition Master est un logiciel assez simple d'emploi qui permet de formater, partitionner et de gérer tous les aspects de son disque dur.

Dès que vous lancez EaseUS Partition Master, l’interface principale vous liste tous les disques durs et les partitions. Si vous voulez agrandir une partition, vous pouvez le faire via un clic droit qui vous donne accès aux principales options. Vous pouvez prendre l’espace d’un disque dur, par exemple, D:, pour l’ajouter à votre disque principale en C.

Il vous suffit de déplacer le glisseur pour avoir l’espace désiré, de bien vérifier que l’espace est correctement alloué et d’appliquer définitivement les modifications.

Clonage d’un disque dur ou migrer son OS avec EaseUS Partition Master

Vous pouvez également cloner votre disque dur ou migrer votre système d’exploitation actuel vers un nouveau disque dur. C’est la principale solution quand on achète un SSD qui permet d’accélérer sensiblement les performances de son ordinateur. Cette option n’est pas disponible avec la version gratuite de EaseUS Partition Master, car il vous faudra la version Pro.

EaseUS Partition Master est un logiciel assez simple d'emploi qui permet de formater, partitionner et de gérer tous les aspects de son disque dur.

Même si on peut le regretter, c’est une option qui est suffisamment sophistiquée et très pratique pour débourser quelques sous. La migration d’un système est toujours compliquée, notamment Windows 10. Une fois que vous aurez EaseUS Partition Master Pro, l’interface contiendra une option intitulée Migrer OS à SSD/HDD qui vous permettra de migrer le tout en quelques clics.

Support de tous les supports de stockage

Une idée pratique d’EaseUS Partition Master est qu’il supporte tous les supports de stockage. On peut citer tous les disques durs en SATA ou en SSD. On a aussi les cartes mémoires, les disques durs externes en USB, mais également les clés USB. En gros du moment, que votre Windows le reconnait comme un périphérique de stockage, EaseUS Partition Master pourra faire joujou dessus.

Les différentes versions d’EaseUS Partition Master

La version gratuite d’EaseUS Partition Master vous donne déjà accès à de nombreuses options. Vous avez une capacité de disque de 8 téraoctet, vous pourrez gérer et partitionner vos disques durs et vous aurez l’alignement 4K. Ce dernier permet d’accélérer la performance des disques durs SSD en alignant correctement les partitions. Vous pourrez cloner et optimiser vos disques durs et partitions. Vous pourrez les nettoyer et faire de l’optimisation de disque.

EaseUS Partition Master est un logiciel assez simple d'emploi qui permet de formater, partitionner et de gérer tous les aspects de son disque dur.

Enfin, toujours dans la version gratuite, vous pourrez convertir les formats de disque dur comme FAT, NTFS ou MBR. EaseUS Partition Master Pro vous permet de récupérer des partitions défectueuses. Vous aurez une gestion de volume dynamique. Et surtout, la principale option est la migration de votre système d’exploitation. Dans la version gratuite, vous pourrez simplement cloner un disque, là, c’est une migration en bonne et due forme.

La version Pro vous permet aussi de gérer les disques durs virtuels et vous pourrez aussi utiliser la ligne de commande. Le prix d’EaseUS Partition Master est de 43,96 euros TTC avec mise à jour gratuites à vie. Vous payez en une seule fois et c’est à vous pour toujours.

EaseUS Partition Master propose aussi une version Serveur à 192 euros TTC. Deux options supplémentaires sont incluses avec le support de Windows Server 2003 à 2019 et la version Home Server. Et vous pouvez aussi récupérer un volume en RAID-5 avec cette version serveur.

En conclusion

Le mot de la fin est que EaseUS Partition Master est un logiciel très complet pour gérer finement tous les aspects du disque dur. La version gratuite est vraiment complète pour tout faire sans risque de se vautrer comme avec certains logiciels douteux.

La version Pro vous permet de migrer votre système d’exploitation sans grande difficulté. En bref, un logiciel extrêmement complet et suffisamment performant pour tous les besoins.

On vous propose quelques imprimantes 3D à moins de 150 euros. Cela vous permet de vous faire la main sans trop vous ruiner.
On vous propose quelques imprimantes 3D à moins de 150 euros. Cela vous permet de vous faire la main sans trop vous ruiner.

Ces imprimantes 3D à moins de 150 euros ne sont pas les plus performantes. Cependant, elles permettent de s’initier à l’impression en 3D sans vous ruiner. L’impression en 3D se développe de plus en plus et les fabricants chinois donnent désormais le tempo avec des marques comme Alfawise qui sortent des modèles toutes les semaines.

Des imprimantes 3D à moins de 150 euros pour se faire la main

Le ticket d’entrée reste encore élevé puisqu’il faut compter au minimum 200 ou 300 euros sans compter les frais de port, les accessoires et les taxes douanières. On m’a souvent contacté pour que je trouve des imprimantes 3D à moins de 150 euros, destinés vraiment aux petits budgets. Certains n’apprécient pas ces imprimantes à petit budget.

Car la qualité de finition n’est pas top et que les imprimantes tombent facilement en panne. Cela peut faire croire que l’impression en 3D, c’est quand même bien de la merde. Toutefois, c’est toujours une bonne chose de s’initier à un nouveau domaine sans casser sa tirelire. Et tant pis pour les mauvaises expériences.

L’imprimante P802MA de Tronxy à 136 dollars

La marque Tronxy est connue pour ses imprimantes 3D pas chères. Et on commence avec la PM802MA qui possède une dimension de 220 x 220 x 240 mm. Donc, on a de l’espace et on bénéficie d’une épaisseur de couche de 0,1 à 0,4 mm.

La Tronxy P802MA fait partie des imprimantes 3D à moins de 150 euros

Le diamètre de la buse peut être de 0,2, 0,3 et 0,4 mm. Elle prétend proposer une vitesse d’impression de 40 à 120 mm/s, mais ne la poussez pas trop. Et l’affichage en LCD n’est pas piqué des hannetons. Elle nécessitera une courbe d’apprentissage assez ardue, mais le prix en vaut la peine. Elle a la première place dans nos imprimantes 3D à moins de 150 euros puisque malgré son prix, elle est assez polyvalente.

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La Biqu Magician à 123 dollars

Notre seconde imprimantes 3D à moins de 150 euros est la Biqu Magician. Très compacte avec une dimension de 100 x 150 mm, elle a eu des critiques très positives lors de sa sortie. Elle a une précision d’impression de 0,1 mm pour une vitesse annoncée de 70 mm/s. Son plus gros bémol est qu’elle ne supporte qu’un seul matériau avec le PLA.

La Biqu Magican fait partie imprimantes 3D à moins de 150 euros

Mais bon, quand on sait la popularité de ce matériau, on se dit que ce n’est pas grave. Son écran est du TFT et elle supporte une carte SD. Ce n’est pas la plus facile à utiliser, car son plateau à nivellement est assez casse-couille à utiliser. Mais encore une fois, le prix reste imbattable.

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La Tronxy X1 à 135 dollars

Notre troisième imprimantes 3D à moins de 150 euros est la Tronxy X1. D’une dimension de 150 x 150 x 150 mm, elle propose une précision d’impression de 0,1 à 0,4 mm. Le matériau recommandé est le PLA. Mais la vitesse est assez lente puisqu’elle tourne autour de 30 mm par seconde. Il ne faut pas être pressé. Elle est plus polyvalente que la Biqu en ajoutant une dizaine de balle en plus.

La Tronxy X1 fait partie imprimantes 3D à moins de 150 euros

La Tronxy X1 a une mauvaise réputation, car le fabricant, à sa sortie, avait balancé un Batch défectueux avec des pièces cassées ou manquantes. Les problèmes ont été réglés, mais cela lui a couté son succès commerciale, car une sortie ratée est un sparadrap qui refuse de se décoller de votre peau par une journée d’été. Après, elle n’impression pas particulièrement. Elle ne propose rien d’innovant, mais c’est une des rares imprimantes 3D assez légères puisque le package complet pèse moins de 5 kg.

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La Tronxy 3D

Je vous le dit tout de suite, parmi les imprimantes 3D à moins de 150 euros, celle-ci n’est vraiment pas ma tasse de thé. La Tronxy 3D ne possède même pas de numéro de modèle, mais surtout, elle est entièrement DIY. La dimension d’impression est correcte avec 140 x 120 x 130 mm. Une précision d’impression de 0,1 à 0,3 mm et dans notre comparatif, c’est celle qui supporte le plus de matériaux. Le PLA, l’ABS, le bois, le nylon PVA et le PP.

La Tronxy 3D fait partie imprimantes 3D à moins de 150 euros

Mais elle est entièrement démontée et l’assemblage est vraiment un parcours de combattant. On regrette surtout le manque de clareté dans la notice de montage, car elle saute souvent des étapes. Et on se rend qu’on a loupé un truc. Sur le plan de performance, elle est intéressante, surtout vu son prix. Mais en termes d’ergonomie, il y a encore des trucs à régler.

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L'Alfawise U30 Pro est la dernière née de la marque Alfawise. Elle est conçu pour les passionnés de DIY qui veulent contrôler tout le processus de A à Z.
L'Alfawise U30 Pro est la dernière née de la marque Alfawise. Elle est conçu pour les passionnés de DIY qui veulent contrôler tout le processus de A à Z.

L’Alfawise U30 Pro est-elle l’une des meilleures imprimantes 3D sur le marché. Lancée en grande pompe, cette imprimante 3D embarque Marlin, un firmware entièrement Open Source qui vous donne un contrôle total sur ce que vous pouvez faire avec votre imprimante. Clairement pas adaptée pour les débutants, la courbe d’apprentissage est assez longue et ardue selon les premiers avis.

Alfawise U30 Pro

Alfawise U30 Pro, Imprimante 3D. Zone d’impression de 220 x 220 x 250 mm. Diamètre de buse de 0,4 mm. Précision d’impression de 0,1 à 0,4 mm. Fichiers de format OBJ, G-Code et STL. Matériaux : PLA et ABS.

Entièrement DIY.

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Les caractéristiques de l’Alfawise U30 Pro

Le firmware Marlin vous donne une liberté absolue pour installer des modules complémentaires sur l’Alfawise U30 Pro. Le principal argument de vente est la nuisance sonore. C’est l’une des pires choses dans les imprimantes 3D. Vous pouvez acheter des modèles à 1000 balles, mais vous aurez constamment un boucan de tous les diables.

L'Alfawise U30 Pro est la dernière née de la marque Alfawise. Elle est conçu pour les passionnés de DIY qui veulent contrôler tout le processus de A à Z.

La marque promeut que son modèle est tellement silencieux que vous pourrez dormir à coté. Pas forcément l’avis de tous les testeurs, mais il y a eu de gros progrès sur la nuisance sonore. L’écran est de 4,3 pouces, vous offrant une grande lisibilité dans les options. En plus de la nuisance sonore, le moteur TMC2208 réduit aussi les vibrations. Dans une imprimante 3D bas de gamme, les vibrations sont un véritable cauchemar, car elles sont à l’origine de nombreux échecs de l’impression.

Une complétion à 100 % qui n’est pas vraiment 100 %

L’Alfawise U30 Pro est également promue comme une imprimante 3D avec une complétion de 100 %. L’un des principaux problèmes avec des imprimantes 3D d’entrée de gamme est qu’une coupure d’électricité ou de surtension fout en l’air tout le processus.

Cette imprimante veut gérer ces problèmes, mais quand on lit la fiche de produit, on se rend compte que la complétion n’est pas entièrement garantie. Si vous imprimez dans une épaisseur supérieure de 0,5 millimètres, alors oui, l’Alfawise U30 Pro pourra reprendre l’impression. En dessous, c’est conseillé de recommencer.

Alfawise U30 Pro - L'Alfawise U30 Pro est la dernière née de la marque Alfawise. Elle est conçu pour les passionnés de DIY qui veulent contrôler tout le processus de A à Z.

Concernant les dimensions, on a quand même une zone impression assez large avec 220 x 220 x 250 mm. L’épaisseur de la couche peut aller de 0,1 à 0,4 mm. Elle supporte les cartes mémoire de type TF et vous pourrez utiliser les fichiers de format OBJ, STL et G-Code. Assez standard comme options. Le diamètre de la buse est de 0,4 millimètres. Elle est compatible Linux, Windows et Mac. Et pour les matériaux, on a de l’ABS et du PLA, pas de quoi fouetter un chat.

Le prix de l’Alfawise U30 Pro

L’Alfawise U30 Pro coute environ 220 dollars sur Gearbest pour un prix public de 249 dollars. La plateforme fait souvent des promotions, donc, le prix va constamment tourner entre 220 et 250 dollars. C’est un prix tout à fait acceptable pour une imprimante de qualité et qui permet d’apprendre tout le processus en profondeur.

Quand vous achetez cette imprimante, n’oubliez pas d’indiquer les prises électriques sur la fiche (Européenne ou US). Quand nous avons promus d’autres imprimantes 3D, certains ont acheté sans spécifier la fiche et c’est chian de l’utiliser avec un adapteur.

Quelques bémols

Le prix reste correct, mais les options ne vont pas remplacer le secteur de l’impression 3D. Si vous êtes un débutant avec un peu d’expérience et que vous voulez tâtonner du DIY, on pourrait vous conseiller cette imprimante même si on prévient que ce ne sera pas facile.

L’Alfawise U30 Pro vous fera fournie entièrement démontée. Vous aurez juste la base qui sera montée. Le problème, rapporté, par certains utilisations est le manque dans la finition. Si vous lisez bien le manuel, alors tout se passera bien.

Sinon, vous aurez des couacs. On peut noter quelques mauvais points avec l’adapteur pour la carte TF qui est assez bas de gamme. On a également le bruit qui réapparait au bout de quelques semaines d’utilisation. Donc, la promesse d’une imprimante 3D, 100 % silencieux, ne sera pas tenue avec cette Alfawise U30 Pro.

Alfawise U30 Pro

Alfawise U30 Pro, Imprimante 3D. Zone d’impression de 220 x 220 x 250 mm. Diamètre de buse de 0,4 mm. Précision d’impression de 0,1 à 0,4 mm. Fichiers de format OBJ, G-Code et STL. Matériaux : PLA et ABS.

Entièrement DIY.

Acheter sur Gearbest (220 dollars)
Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.
Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Bloodstained: Ritual of the Night nous montre un futur radieux pour le genre Metroidvania. Après quatre années de développement, Bloodstained: Ritual of the Night de ArtPlay, basé à Tokyo, ressemble davantage à Sonic Mania ou à Mega Man 11 qu’à Mighty No. 9. C’est une immense joie de vivre une nouvelle génération dans la tradition Castlevania. Ce jeu peut s’afficher fièrement aux côtés de Symphony of the Night en termes de qualité et de créativité.

L’identité propre de Bloodstained: Ritual of the Night

Et ne vous y trompez pas: il s’agit d’un titre de Koji Igarashi à la sauce Castlevania. Cela aurait pu être un jeu de 20 heures plein de coups créatifs à bon marché et, en fait, ce n’est pas plus que de faire un pied de nez à son prédécesseur spirituel avec un abandon inconsidéré, avec un PNJ particulier et son acteur vocal marchant essentiellement jusqu’à la ligne d’arrivée de la violation flagrante du droit d’auteur, ce qui serait flagrant si Igarashi n’avait pas essentiellement créé ce personnage.

Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Mais Bloodstained: Ritual of the Night a toujours sa propre identité. C’est un jeu qui ressemble à la somme des leçons apprises au cours de la riche histoire d’Igarashi en tant que réalisateur et producteur de séries, tout en offrant un regard prometteur sur un avenir potentiel pour le genre entier de Metroidvania.

Un récit différent de Castlevania

Bloodstained: Ritual of the Night se démarque de Castlevania par ses personnages et son récit. L’histoire implique des alchimistes qui se rebellent contre l’obsolescence forcée due à la révolution industrielle en lançant des horreurs arcaniques sur le monde à l’aide de tessons de cristal démoniaques. Gebel, un orphelin, était supposé être un sacrifice rituel à l’enfer lui-même, mais il survit et, dans sa colère, mène la charge d’un château fort.

Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Le seul espoir du monde est Miriam, une autre orpheline dont le mystérieux coma d’enfance l’empêchait d’être sacrifiée, mais qui était encore capable de manier les fragments démoniaques au nom d’une prise à peine voilée du Vatican jusqu’au jour où les cristaux la dévoraient. C’est une petite histoire tellement fertile qu’il est presque dommage que le jeu ne fasse pas plus avec. Heureusement, ce qui prend en grande partie sa place est passionnant en soi.

Des surprises dans chaque niveau

Il y a quelques instants d’horreur gothique dans Bloodstained: Ritual of the Night, un boss en particulier est essentiellement Elizabeth Bathory poussée à l’extrême et la partition de Michiru Yamane en ouvre de façon spectaculaire le cadre, mais elle opère généralement de manière très différente qu’un vampirisme sombre éclairé par la lune. Peut-être éclairé par ce shading, le jeu affiche des couleurs étranges, des mélanges esthétiques et des éclairages qui bouleversent constamment le joueur aux moments de tension, le faisant ainsi moins ressembler au Dracula de Bram Stoker qu’au Suspiria de Dario Argento.

Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Et il le fait sans perdre son sens du jeu. C’est incroyable de voir combien de fois on est légitimement surpris par ce qui attend dans la pièce voisine. C’est le genre de jeu qui vous assommera en vous jetant des monstres indescriptibles dans une pièce, puis en vous faisant rire sous le regard des cochons volants qui se frayent un chemin dans la prochaine.

Une liberté totale sur les actions et les armes

Aussi varié et intriguant que Bloodstained: Ritual of the Night puisse avoir sur le plan conceptuel, le jeu se surpasse dans les menus détails du combat et de la traversée. Les heures d’ouverture du jeu sont immédiatement familières. Le château est ouvert à l’exploration des joueurs jusqu’à ce qu’ils rencontrent des impasses nécessitant des capacités encore non découvertes. Le seul aspect nouveau au début est que Miriam est capable de manier des armes à feu.

D’ici peu, il devient évident que le joueur n’a jamais eu plus de liberté pour choisir comment jouer à ce type de jeu. Lors de la campagne initiale de Kickstarter, Igarashi avait demandé à son public via un site Web si les joueurs préféraient utiliser une épée ou un fouet dans leurs jeux de Castlevania, dissimulant habilement l’énorme quantité d’options à leur disposition dans le jeu final.

Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Il existe des armes physiques au-delà de celles disponibles dans l’un des titres de Castlevania d’Igarashi: tout, des machettes aux fusils de chasse, en passant par les sabres laser sont toutes des options. Et on peut s’en équiper et les échanger à volonté après avoir vaincu certains ennemis et les options semblent tout simplement infinies.

Une stupeur béate devant la folie du chateau

À un moment donné, tout en combattant un dragon à deux têtes, chaque tête enroulée autour de la tour de l’horloge, j’ai fini par suspendre le jeu pour émerveiller devant la folie totale qui venait de se dérouler à l’écran. Miriam appelait d’une main les colonnes du feu de l’enfer contre le dragon, le découpant avec une épée géante à vapeur et se transformant parfois en une femme lapin dévastant la bête avec des coups de foudre rapides. Tous ces éléments sont configurés en raccourcis dans un menu à l’épaule, accessible en appuyant simplement sur un bouton.

Bloodstained: Ritual of the Night nous plonge dans un Castlevania rarement vu jusqu'à présent. Une réussie exemplaire à tous les niveaux.

Bloodstained: Ritual of the Night vous permet de vous attaquer à tous les obstacles que de nombreux MMO tueraient pour pouvoir les reproduire. Mais cette liberté a un prix. Il y a pas mal de chance au hasard de collectionner bon nombre de ces pouvoirs et armes fous, la progression continuant à suivre les principes du RPG-lite, cette fois-ci avec un peu de fabrication d’objets.

Mais le système est tolérant et très polyvalent et il encourage l’expérimentation, à la fois par la facilité d’accessibilité et par une courbe de difficulté difficile, mais juste qui ne laisse pas les joueurs se débrouiller aussi facilement que certains titres d’Igavania dans le passé. Il y aura des murs de difficulté et ils sont les bienvenus.

Des baisses de performance justifiées

On a un bémol qui est un certain manque de finesse technique qui freine le jeu avec des baisses des performances, des arrêts, des framerates à la dérive et des temps de chargement inattendus. Ce n’est pas quelque chose qui casse le jeu, bien que le problème le plus récent provoqué par le dernier correctif au moment de cet article soit effroyablement proche, mais suffisamment souvent pour se faire remarquer, même sur une PS4 Pro.

Malheureusement, le pauvre Switch est encore moins capable de résoudre les problèmes et, associé à la dégradation visuelle importante, c’est une expérience beaucoup moins agréable que sur un PC ou les autres consoles.

Note: 505 Games a depuis publié une déclaration qui indique que ces problèmes seront traités dans les prochains correctifs.

Néanmoins, ces problèmes se traduisent par le coût de la liberté pour Igarashi et son équipe ArtPlay. Il n’est pas difficile d’imaginer un Bloodstained fait par Konami ou, plus exactement, un Castlevania, qui a fonctionné sans faille, mais qui a été publié sous une forme compromise, à l’instar de tant de titres. Les quelques bémols ici et là dans Bloodstained: Ritual of the Night ne compromettent pas un titre qui vous donne une expérience digne d’un chef-d’oeuvre.

Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.
Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.

Telegram 5.8 apporte plein de nouveautés sur la socialisation et l’aspect de la proximité géographique. Déjà disponible sur le Play Store et l’Apple Store.

L’ajout de contact directement dans une discussion

Dans la précédente version, Telegram avait amélioré la confidentalité avec la possibilité de cacher son numéro de téléphone. Dans cette version de Telegram, la fonction est amélioré tout en renforçant le partage. Ainsi, dans une discussion dans Telegram 5.8, on peut ajouter directement une personne dans ses contacts sans connaitre son numéro de téléphone.

Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.

Ajouter des personnes géographiquement proches dans Telegram 5.8

Dans la même trempe, vous pouvez ajouter des personnes dans vos contacts s’ils sont proches de vous sur le plan géographique. Vous allez dans Contacts/Add People Nearby (ou son équivalent dans votre langue). Et vous verrez toutes les personnes qui utilisent Telegram autour de vous.

Le GPS devra être activé bien entendu. Pratique pendant des soirées ou des réunions et que vous ne voulez pas faire la quête pour avoir des numéros de téléphone pour pécho faire plus amplement connaissance ou améliorer votre réseau professionnel. Toutefois, Telegram 5.8 n’indique pas si la personne en face doit accepter l’invite ou que c’est automatique.

Des discussions proches géographiquement

Ce Telegram 5.8 est vraiment pour la socialisation à la manière de Pokémon Go. Désormais, vous pouvez rejoindre des groupes qui sont proches de vous, géographiquement parlant. Ils vont se trouver dans la section People Nearby. De même, vous pouvez créer un groupe localisé géographiquement. Idéal pour organiser des événements et des manifestations.

Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.

Je pense que la visibilité du groupe se base sur le GPS ce qui évite l’inondation d’informations. De même, comme c’est dans une section séparée de l’application, on peut facilement trier entre les groupes standards et géolocalisés.

Transférer la propriété d’un groupe Telegram

Vous avez créé un groupe et vous en avez marre du spam, des trolls et autres habitants malfaisants du web. Vous voulez jeter l’éponge. Désormais, vous pouvez transférer la propriété d’un groupe à une autre personne pour qu’il en devienne l’administrateur. Cela fonctionne aussi pour les channels.

Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.

Des exceptions améliorées pour les notification

On est rapidement inondé par les messages. Telegram permettait déjà d’ajouter des exceptions aux notifications. Telegram 5.8 propose un renforcement de ces exceptions en les étendant aux aperçus des messages. Et vous pouvez aussi supprimer toutes vos exceptions en un seul coup.

Dans Telegram 5.8, on a une socialisation améliorée et vous pouvez créer des groupes et des discussions proches de votre localisation géographique.

Une pléthore de nouveautés dans Telegram 5.8. La géocalisation des groupes est vraiment une belle fonction et j’ignore si elle se trouve dans d’autres messageries. Donc, Telegram reste en avance sur son temps.

Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.
Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.

Star Citizen est la baleine blanche de Moby Dick. Une sorte d’épopée fantastique et totalement délirante d’un monde où des gens sont prêts à mettre des milliers de dollars pour le jeu ultime. Les plus sceptiques diront que Star Citizen est une fraude massive. Mais c’est bien plus compliqué et ce jeu est le symptôme d’une industrie à la ramasse, croulant sous des milliards de dollars. Et des joueurs qui peuvent tomber dans des pièges aussi grossiers.

Star Citizen, des mondes infinis à bord de superbes vaisseaux

La promesse de Star Citizen est alléchante. En fait, c’est la promesse ultime. Le Saint-Graal du jeu vidéo. Un jeu total où tout est possible. Voyager à bord de vaissaux magnifiques pour explorer l’univers avec plus de 100 systèmes solaires différents. Combattre les autres joueurs dans des batailles épiques à la Eve Online.

Mais aussi commercer et explorer individuellement les mondes à pied en découvrant des univers sauvages et incroyables. Créer un tel jeu est impossible et Chris Roberts, le cerveau derrière Star Citizen pense que c’est possible. Chris Roberts est une légende dans le mondes des jeux vidéo.

Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.

Il est célèbre pour avoir créer Wing Commander, un célèbre jeu de combat spatial. Le jeu a connu un tel succès qu’il a été adapté en série et il a donné de nombreuses variantes. On pourrait même dire que Chris Roberts a crée un nouveau genre dans les jeux vidéo. De quoi s’asseoir sur le fauteuil des légendes. La carrière de Chris Roberts est longue, mais également chaotique. Il est passé par Hollywood où il a fait quelques films oubliables, mais aussi quelques légendes du cinéma comme Lord of War. Chris Roberts a aussi une vie personnelle très mouvementée.

Une montagne de fric, accouchant d’une souris

Mais en 2012, il débarque en criant : « Je suis de retour » comme Terminator et il annonce une sorte de remake complet de Wing Commander, mais beaucoup plus ambitieux avec la promesse d’un jeu infini. Vous l’achetez une fois et vous avez un jeu pour le reste de votre vie. Ce sera Star Citizen.

Dans un premier temps, Chris Roberts va lancer une campagne de financement participatif qui explosera rapidement. L’objectif était d’obtenir 500 000 dollars, il obtiendra plus de 2 millions au total. Ce qui est hilarant et triste à souhait est que dans ce projet, on pouvait lire qu’avec avec une contribution de 30 dollars, on allait avoir une copie fini du jeu pour novembre 2014. On est en 2019 et on attend toujours.

Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.

Quand vous atteignez 400 % de votre objectif financier, alors on peut penser que vous avez largement de quoi finir le jeu. Mais non, Chris Roberts est devenu toujours plus ambitieux pour Star Citizen. Il s’est mis à promettre une montagne de trucs. Une personnalisation à souhait, des mondes aussi diversifiés que riches, une interaction très poussée avec les autres joueurs. Cela a augmenté le financement nécessaire et en 2019, Star Citizen a déjà investi plus de 250 millions de dollars.

Le résultat est un jeu à peine fini. Oui, on peut avoir une version en développement, destinée aux développeurs pour les contributeurs. Mais c’est buggé à mort et il y a à peine 25 % du contenu proposé. Star Citizen est un simulateur de vol spatial, massivement en ligne et multijoueur. Mais Cloud Imperium Games, le studio fondé par Chris Roberts, va aussi proposer Squadron 42, une version solo en mode campagne. Annoncé pour 2014, le studio estime qu’une bêta sera disponible à la mi-2020. Les promesses, cela n’engage que ceux qui les font.

Est-ce que c’est une fraude ?

Un jeu qui est développé depuis 7 ans et qui n’a accouché que de 25 % de son contenu. Plus de 250 millions de dollars, soit bien plus que n’importe quel titre AAA. Est-ce qu’on ne pourrait pas parler de fraude. Eh bien, non, Star Citizen est plutôt un gigantesque merdier de mauvaise gestion et d’une incompétence stellaire.

L’argent est bien investi dans le jeu et Cloud Imperium est plutôt transparent avec ses comptes. Sa masse salariale a atteint 30 millions de dollars en 2018 pour environ 400 développeurs, répartis dans 5 studios dans le monde entier. Mais la question à se poser : Quelle est la part des 30 millions dans la direction, composée de Chris Roberts.

Par ailleurs, la micro-gestion est catastrophique. On a parfois des semaines de retard pour des détails cosmétiques sur un vaisseau. Et comme Chris Roberts se comporte comme un tyran, chaque décision doit avoir son approbation. Un seul homme pour créer un jeu total et infini, cela relève du délire plutôt que de l’ambition.

Des vaisseaux qui peuvent couter des milliers de dollars dans Star Citizen

Mais d’où viennent les 250 millions de dollars. Parfois, ce sont des investisseurs qui se font pigeonner, mais on a une bonne volière avec les joueurs. Dans Star Citizen, les joueurs peuvent commencer à jouer à partir de 45 dollars. Ils auront un vaisseau de base. Mais le modèle économique se base sur l’achat de cosmétiques comme c’est le cas dans de nombreux jeux.

Vous pouvez acheter des vaisseaux contre de l’argent réel et il y a en pour tous les gouts. Minage, combat, exploration, petite taille, gigantesque, etc. Chaque vaisseau est vendu à un prix différent et le plus cher d’entre eux est le Kraken qui coute la bagatelle de 1600 dollars.

Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.

Kraken, un vaisseau coutant 1600 dollars dans Star Citizen

Ainsi, Forbes nous rapporte le cas de Ken Lord qui a porté plainte, car il a dépensé près de 4500 dollars dans l’achat de vaisseau. Et que même après la plainte, il a continué d’en acheter. C’est ballot pour la pertinence de la plainte. Et Star Citizen, avec ces comportements, est plus proche d’une dérive sectaire plutôt qu’un désir de faire progresser le jeu.

Trop de dépenses pour en sortir dignement

C’est le même piège qu’on retrouve dans les jeux d’argent, mais également des jeux avec des coffres à butin. Le principe est le même. On crée un engouement inatteignable ou une impatience pour forcer le joueur à dépenser encore et encore. De la même façon qu’un fan boy d’Apple va continuer à acheter des machines à 5000 dollars ou un Smartphone à 1000 dollars.

Ce n’est pas qu’il est con. Simplement le fait que le cout de sortie est tellement élevé puisqu’il revient à reconnaitre qu’il a été pris pour un débile pendant tout ce temps. Et plutôt que d’en sortir, on continue de s’enfoncer. Ce n’est pas la faute de Star Citizen, mais bien le comportement des joueurs. Un jeu total et infini n’existera jamais… en tout cas, pas avec les technologies habituelles.

Des secteurs sauvages sans aucune loi

Star Citizen montre également l’aspect totalement sauvage de deux secteurs, variantes de la technologie. La première est le financement participatif. Quand vous annoncez 500 000 dollars et que vous atteignez 2 millions, alors vous devez livrer le produit sinon il faut tout rembourser.

Le manque de législation dans les campagnes de financement participatif a fait qu’on pu voir des arnaques gigantesques. Qui se souvient de la Pebble, Smartwatch qui avait levé 43 millions de dollars. Ou encore de la Ouya, console de jeu à 8 millions dollars.

Star Citizen est en développement depuis 7 ans avec plus de 250 millions de dollars en investissement. Et pourtant, le jeu est à peine jouable.

Gillian Anderson, mise à contribution dans Star Citizen

Le second aspect est que le secteur du jeux vidéo est devenu tellement financiarisé qu’on ne s’étonne même plus des montagnes de fric qui sont investi dedans. Des espèces de trous noirs qui aspirent tout sans aucune explication et déconnectés des mécaniques réelles de la société. Et cela ne fera que s’aggraver, car la frontière s’effrite entre le cinéma et les jeux vidéos. De grands acteurs sont payé des millions de dollars pour prêter leur voix ou faire la promotion du jeu.

Star Citizen n’a pas hésité à recruter Gary Oldman (antagoniste dans Léon ou Le Cinquième élément), Mark Hamill (Luke Skywalker dans Star Wars), Gillian Anderson (Dana Scully dans X-Files) pour faire de la promotion en grande pompe, typique des Shows américains. Mais est-ce que tout ce ramdam est vraiment nécessaire. Faire un bon jeu ne nécessite pas de grands acteurs.

Le destin prévisible de Star Citizen

Mais cessons de dramatiser et de broyer du noir. Star Citizen sortira un jour ou l’autre. Il y aura une version finale, mais ce ne sera pas étonnant qu’il ne contienne que 50 % du contenu promis. Quand vous avez des investisseurs qui ont mis des centaines de millions de dollars, alors il est évident que vous devrez payer la facture un jour ou l’autre. Chris Roberts devra abandonner les droits du jeu à un de ces investisseurs.

Ce dernier contactera un autre studio pour le sortir à l’arrache et pour clore définitivement le chapitre de ce merdier. La baleine blanche sera harponnée, mais il ne restera que la peau et des squelettes à la fin d’une saga qui montre surtout des dérives colossales dans les jeux vidéos plutôt que des ambitions démesurées d’un génie incompris de la masse.

Source : Forbes, CanardPC

Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.
Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.

Outer Wilds de Mobius Digital commence et finit par une explosion discrètement spectaculaire. En raison du mécanisme de bouclage temporel de ce jeu d’exploration spatiale en monde ouvert, l’une de ces explosions est la première chose que vous verrez à chaque réveil, mais c’est tellement éloigné dans le lointain.

La contemplation dans Outer Wilds

Juste un bref éclair orange ondulant l’espace extra-atmosphérique qui est éclipsé par la surface d’un planétoïde vert énorme. Cela peut prendre quelques cycles avant que vous ne le remarquiez réellement. Et même dans ce cas, son importance ne deviendra évidente que lorsque vous serez parti de votre planète natale et que vous vous êtes envolé pour une meilleure vision de l’explosion.

L’attrait discret d’Outer Wilds, intelligemment conçu, découle de son abondance de détails délibérés dispersés à travers ses mondes, vous incitant sans cesse à comprendre le fonctionnement de divers phénomènes scientifiques. C’est un jeu si beau que vous passerez peut-être des heures à l’observer avant de vous concentrer sur son intrigue libre et non linéaire. Bien que se déroulant dans un système solaire relativement petit sur six planètes, le design du jeu en galaxie ouverte semble rempli de possibilités infinies, chaque excursion étant aussi fraîche et excitante que les dernières heures.

D’explosion en explosion

Si vous survivez pendant 22 minutes consécutives dans Outer Wilds, vous rencontrerez cette deuxième explosion. Vous entendrez un son retentissant et, si vous vous trouvez dans la bonne direction, vous assisterez à une vague d’énergie bleue pétillante qui envahira votre univers, rétablissant ainsi la boucle temporelle et offrant une finale assez substantielle (bien que jamais envahissante). Vous devez trouver un moyen d’empêcher votre soleil de se transformer en supernova. Mais considérez le diagnostic terminal du système solaire comme moins une fin que comme une chance de prendre un nouveau départ: une carte blanche pour presque tout.

Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.

Même s’il n’y a qu’un seul véritable moyen de le « battre », il n’y a pas de mauvaise façon de jouer à Outer Wilds, ni d’obstacles sur votre chemin. Vous n’êtes pas obligé de combattre des ennemis ou d’augmenter votre niveau, une reconnaissance tacite de la part du jeu que la destruction de la galaxie ne peut pas être empêchée par la force brutale, mais uniquement par un acte de découverte sans peur. Tout d’abord, vous traverserez un enchevêtrement de tornades dans Giant’s Deep qui enfoncent périodiquement les îles de la planète en orbite.

Pas d’objectifs en soi dans Outer Wilds

Et à Brittle Hollow, vous suivrez une traînée précaire de cristaux de gravité le long du dessous de l’équateur exposé de la planète. Vous n’avez également pas besoin de collecter des objets. Tout ce dont vous avez besoin vous est donné au début du jeu. Un scanner à fréquence radio, une sonde lançable qui prend des photos et mesurer la stabilité de surface, un traducteur automatique pour les langues étrangères et une combinaison spatiale capable de propulser les fusées. La façon dont vous choisissez d’utiliser ces objets pour votre exploration à la première personne dépend de vous et cette liberté est une grande partie du charme d’Outer Wilds.

Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.

Dès le début, vous visiterez un musée retraçant l’histoire du programme spatial Outer Wilds, avec des expositions relatant certains des phénomènes quantiques inexpliqués et des distorsions gravitationnelles découvertes par vos compagnons d’exploration. Vous rencontrerez plus tard nombre de ces objets exposés à l’état sauvage, à une échelle beaucoup plus grande et dangereuse, mais comme le suggère le musée, le thème principal du jeu ne consiste pas uniquement à découvrir ces choses ou à explorer les nombreuses choses accrocheuses et touchantes.

Admirer les merveilles d’Outer Wilds

Il faut s’arrêter sur les merveilles d’Outer Wilds et apprécier leur fonctionnement. Vous allez être mangé par un poisson-pêcheur géant, écrasé par une colonne de cendres en rotation, englouti par le soleil, agité par une gravité importante, jeté à travers un trou noir, électrocuté par une méduse. Mais vous étudierez également les restes squelettiques de ce poisson ou le cadavre gelé d’une méduse et vous apprendrez à les utiliser. Vous serez émerveillés par ce qui semble d’abord magique, puis vous obtiendrez la troisième loi de Clarke et exploiterez la technologie ou la physique quantique qui la sous-tend dans Outer Wilds.

Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.

La boucle temporelle du jeu permet aux joueurs de tester sans danger des hypothèses mortelles telles que ce qui pourrait arriver si vous utilisiez un geyser pour vous propulser vers de nouveaux sommets ou si vous mélangez deux formes de noyaux de chaîne dans le High Energy Lab situé sur Ember Twin.

Tout au long de votre parcours dans Outer Wilds, le journal de votre vaisseau suit les objectifs principaux via un réseau de rumeurs numériques concernant des canons à gravité, des nacelles d’évasion manquantes, vos compagnons explorateurs et la mystérieuse Quantum Moon, mais ne vous demande pas explicitement de suivre l’une de ces pistes. En fait, Outer Wilds ne vous avertit jamais que votre soleil est sur le point de devenir une supernova ou ne suggère pas que vous trouviez le moyen de l’arrêter.

Une répétition du jeu qui est exploité pour explorer davantage

La répétition est souvent le fléau des jeux en boucle temporelle et c’est là que Outer Wilds tire profit de son environnement de galaxie ouverte. Vous pouvez vous rendre n’importe où vous voyez, même s’il n’est pas toujours évident de savoir, par exemple, atterrir sur une comète errante, ou s’approcher de la minuscule station spatiale qui tourne autour du soleil sans être entraînée dans une énorme étoile.

En outre, chaque planète se sent distincte: votre monde natal, Timber Hearth, est une petite région de geysers et d’énormes arbres produisant de l’oxygène, ce qui est très éloigné de Giant’s Deep, une planète semblable à un géant gazier constituée de couches de Dark Bramble, avec ses vides brumeux et son poisson traître.

Des environnements qui changent constamment

Et ces planètes continuent de changer au fil du temps, ce qui donne l’impression que des lieux familiers sont nouveaux, s’ils sont visités ultérieurement. Prenez, par exemple, les deux planètes binaires connues sous le nom de jumeaux du sablier. Alors que le sable est gravitationnellement tiré de Ash Twin et déposé sur Ember Twin, vous constaterez que les grottes de cette dernière planète se remplissent et deviennent inaccessibles. En revanche, comme Ash Twin est dépourvu de sa coquille de sable, des tours entières sont mises au jour.

Quand on joue à Outer Wilds, on est contemplatif à souhait. Une aventure d'exploration spatiale magnifique qui ne se termine jamais.

Ailleurs, alors que les planètes gravitent autour du soleil, des chemins glacés peuvent se fondre, révélant des raccourcis vers, disons, une matière fantôme mortelle et invisible. Vous pouvez commencer par essayer d’accéder à l’observatoire sud de Brittle Hollow. Mais en chemin, vous pourrez découvrir les énormes ponts menant à la ville suspendue, vous laisser détourner par une signalisation pointant vers le canon à gravité, faire des sauts entre les rayons d’un tracteur menant à une tour quantique, ou simplement trébucher dans le trou noir de la planète creuse et se téléporter ailleurs. Ou vous pourriez être frappé par des débris et mourir, ce qui vous ramènera au début du jeu.

Outer Wilds vous permet d’explorer à l’infini

Pensez donc à Outer Wilds comme à un labyrinthe sans impasse ou comme le langage Nomai lui-même, qui est décrit comme une série de spirales géométriques partant d’un point fixe. Chaque branche, quelle que soit sa taille, offre une sorte de découverte, qu’il s’agisse d’une vue à couper le souffle, d’un modèle scientifique, d’un fossile ou d’un journal de texte.

Outer Wilds, un jeu d’aventure rare dans lequel le voyage est en réalité plus une récompense que la destination, se fait un plaisir de vous inviter à passer quelques minutes à vous émerveiller à la vue de la galaxie alors que les planètes tournent autour de la boule. Vous n’exploitez pas une série de mondes distincts au lieu de vous engager dans un système stellaire interconnecté, vous apprenez constamment jusqu’à votre dernière expédition. C’est le crochet génial qui vous incitera à revenir, boucle après boucle, non seulement pour avoir la chance de voir la crête du soleil vertigineusement magnifique (et qui rougit avec colère), mais pour mieux savoir pourquoi il le fait.

Le monde réel est bouleversant et amarré, mais ici, en morceaux de 22 minutes, vous pouvez récupérer un sentiment de contrôle et de compréhension d’une galaxie en mouvement. Outer Wilds est sublimé sur quasiment tous ses aspects. Outer Wilds est disponible sur l’Epic Game Store.

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