Le remake d'Aladdin est un vide de tout ce qui y a de plus vide. La chimie entre les acteurs est aussi réjouissante qu'une pièce de théatre de BHL.
Le remake d'Aladdin est un vide de tout ce qui y a de plus vide. La chimie entre les acteurs est aussi réjouissante qu'une pièce de théatre de BHL.

Comparé à quelques autres remakes récents de films d’animation de Disney, qui au moins ont tenté d’apporter des interprétations saisissantes ou une perspective auteuriste, Aladdin de Guy Ritchie est un remake au sens le plus littéral du terme.

Un remake au millimètre près sans aucun ajout

Une grande partie du premier acte du film retrace les battements narratifs du long métrage d’animation de 1992. Le voleur Aladdin (Mena Massoud) rencontre et charme la princesse Jasmine (Naomi Scott) et il finit par manigancer avec le grand vizir Jafar (Marwan Kenzari) avant d’obtenir une lampe magique contenant un génie (Will Smith) qui a le pouvoir de transformer le jeune pauvre en un prince digne de la position de Jasmine.

La constance avec laquelle chaque aspect de l’original est reproduit par ce nouvel Aladdin fait du film de Ritchie un exemple épuisant de la notion de l’art en tant que contenu en streaming. Parce qu’il n’y a pas de chimie entre Massoud et Scott, la légitimité des flirts d’Aladdin et de Jasmine est largement vendue sur la base de la connaissance préexistante du téléspectateur selon laquelle ces deux vont devenir un couple.

Un Jafar qui est aux fraises

Ailleurs, la relation entre Jafar et le sultan (Navid Negahban) est une imitation encore plus pâle. Dans l’original, la méchanceté de Jafar était au moins en partie motivée par sa haine du sultan, qui avait donné des ordres insensés à son grand vizir de toutes sortes de manières parodiquement infantiles et bouffonnes.

Ici, cependant, le sultan est une figure négligeable, ni insensible ni particulièrement influente, privant ainsi son subordonné d’un motif impérieux. Le Jafar de ce film est mauvais simplement parce qu’il a été désigné comme le grand méchant de l’histoire. Ce qui est catastrophique, car le Jafar de l’animé fait partie des méchants les plus emblématiques. Son rire, son persifflage est reconnaissable entre mille et il a fait l’objet de nombreux memes internet. La médiocrité du réalisateur est qu’il a réussi à vider Jafar de toute sa substance.

Une Jasmine assez pathétique

Si la fidélité obstinée du film de Ritchie à l’original s’avère toujours déconcertante, c’est la déviation la plus remarquable qui finit par condamner le remake. Pour tenter de donner à Jasmine autre chose à faire que d’être le sujet de l’affection des hommes, Ritchie et son co-auteur John August associent les frustrations traditionnelles du personnage d’être coincées derrière les murs d’un palais avec un ressentiment retrouvé face à la façon dont sa capacité à diriger en tant que sultan est contrecarrée par les rôles de genre traditionnels.

Le remake d'Aladdin est un vide de tout ce qui y a de plus vide. La chimie entre les acteurs est aussi réjouissante qu'une pièce de théatre de BHL.

Ce qui est dramatique est que ces scènes de Jasmine tente de faire ressortir un féminisme corporatiste façon de Disney. Mais il se vautre tellement lamentable que cela en devient risible. Néanmoins, ses désirs de diriger sont clairement exprimés et reflètent une tendance plus large des personnages du film à exprimer leur conscience de leur propre répression en inclinant la tête vers l’arrière et en regardant au loin alors qu’ils parlent de façon imprévue de leurs rêves.

Le génie d’Aladdin est mort avec Robin Williams

Poor Scott est également accablé par la grande nouvelle chanson du film, Speechless, un hymne de pouvoir immédiatement daté qui suggère l’équivalent sonore de la restauration ratée de la vieille femme de la fresque Ecce Homo à Borja, en Espagne.

Le film prend vie quelque peu pendant ses numéros musicaux. Bien que ces séquences soient marquées par une chorégraphie simpliste et peu engageante, elles n’étouffent pas la verve des chansons originales de Howard Ashman et de Tim Rice. Smith a moins de succès, incapable d’égaler l’intensité de la performance de Robin Williams en tant que Génie dans le film original, s’appuyant sur le sarcasme de sa signature pour donner vie à son personnage, vidant ainsi le Génie de tout ce qui l’avait fait mémorablement plus grand que la vie en premier lieu.

Le remake d'Aladdin est un vide de tout ce qui y a de plus vide. La chimie entre les acteurs est aussi réjouissante qu'une pièce de théatre de BHL.

Même en décrivant certains des comportements les plus antiques du Génie, Smith s’engage surtout dans la voie de la moindre résistance, injectant juste assez d’énergie dans sa performance pour laisser deviner le personnage mémorable de Williams, mais sans avoir l’air de transpirer. Will Smith est un échec cuisant pour Aladdin. On sent qu’il a surtout signé pour le gros chèque. Et c’est dommage, car Smith peut incarner un personnage à la perfection comme on l’a vu dans Je suis une légende ou A la recherche du bonheur.

Un film qui restera dans les tréfonds de la médiocrité

Ailleurs, Massoud a surtout tendance à établir Aladdin en tant que pauvre, mais l’acteur s’anime dans une scène comique dans laquelle son gamin de rue, récemment qualifié de prince par le Génie, se présente à la cour du sultan. N’ayant jamais été entraîné sur aucun point de grâces sociales, Aladdin ne peut que balbutier des plaisanteries, en utilisant d’étranges honorifiques pour se référer au sultan lorsqu’il fait la révérence.

Plus tard, le génie aide Aladdin à exécuter une danse élaborée en contrôlant le corps du jeune homme afin d’émerveiller la cour du sultan. Impressionnant, Massoud parvient à effectuer des étapes compliquées tout en regardant comme si chaque mouvement était effectué contre sa volonté, donnant ainsi aux mouvements agités d’Aladdin une qualité de marionette.

De tels éclats de personnalité, cependant, sont rares dans ce remake. Certes, il y avait beaucoup de place pour apporter une perspective contemporaine à ce matériau, pour contrer la représentation problématique originale du milieu du Moyen-Orient et approfondir ses personnages. Au lieu de cela, le film se contente de vous raconter une blague que vous avez déjà entendue et de bâcler la présentation.

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Rocketman, le biopic sur Elton John utilise des recettes familières. On voit venir le profil à des kilomètres, mais le film est divertissant.
Rocketman, le biopic sur Elton John utilise des recettes familières. On voit venir le profil à des kilomètres, mais le film est divertissant.

Rocketman de Dexter Fletcher est un autre biopic sur les hauts et les bas psycho-sensuels de la rock star. L’histoire de la vie d’Elton John suggère un arc narratif terriblement familier. Un garçon doué en musique de l’Angleterre ouvrière s’inspire de la liberté sonore évoquée par le rock américain.

Rocketman est un style de biopic bien connu

Son insatisfaction face à sa propre vie le propulse à un grand succès mais le rend également susceptible aux tentations du style de vie décadent de la pop-star. Sa dépendance à la drogue ruine ses relations personnelles et menace même sa carrière. Il confronte finalement ses démons et met en scène un retour, avec sa nouvelle attitude saine, reflétée par une nouvelle réussite professionnelle. Faites défiler les titres en nous indiquant où se trouve Elton.

Rocketman, le biopic sur Elton John utilise des recettes familières. On voit venir le profil à des kilomètres, mais le film est divertissant.

À son crédit, Rocketman est au moins en partie conscient du fait que nous connaissons bien ce type de biopics de style Behind the Music. Il n’abandonne pas le modèle, mais nous envoie une séquence musicale colorée et énergique chaque fois que la vie de famille du protagoniste ou ses luttes avec le vedettage menacent de devenir trop sombres. Des scènes fantastiques de chansons et de danses, construites autour de certaines des chansons les plus connues d’Elton et renforcées par des effets de synthèse, servent à exprimer les sentiments submergés des personnages.

Des chansons et de la danse

(I Want Love), transition entre l’enfance et l’âge adulte d’Elton (Saturday Night’s Alright for Fighting) , relie la décadence performative du glam rock du milieu des années 70 à celle du sexe du milieu des années 70 (Bennie and the Jets) offre simplement un spectacle agréable à regarder. Cependant, leur effet principal est de donner au film la qualité d’une comédie musicale de karaoké.

Même si Elton faillit faire une overdose avec des médicaments sur ordonnance, nous ne sommes pas là pour contempler la mortalité, mais pour écouter des chansons pop aux souvenirs mémorables. En tant que comédie musicale, Rocketman est juste assez amusant pour (surtout) nous distraire de sa superficialité. Entre les séquences musicales, Elton (Taron Egerton), né Reginald Dwight, est décrit comme le génie malheureux à l’intérieur du costume à paillettes.

Le parcours chaotique d’Elton

Aimé de manière insuffisante par sa mère égoïste (Bruce Dallas Howard) et pas du tout par son père aux lèvres raides (Steven Mackintosh), le jeune Reggie aspire à être quelque part et à quelqu’un d’autre. Il s’avère qu’il est doué presque surnaturellement au piano, capable de reproduire des morceaux complexes en l’entendant une fois et ce cadeau s’avère être son moyen de sortir de la classe ouvrière londonienne.

Rocketman, le biopic sur Elton John utilise des recettes familières. On voit venir le profil à des kilomètres, mais le film est divertissant.

Musicien de remplacement pour les artistes de Motown en tournée en Grande-Bretagne, Reggie se lance rapidement, inventant son nouveau nom de scène en volant le prénom d’un de ses compagnons de groupe et prenant le nom de famille de John Lennon.

Rocketman indique clairement que l’adoption par Reggie d’un nom de scène est plus que du marketing, car il insistera plus tard dans le film pour que sa famille l’appelle également Elton. L’invention d’un nouveau personnage lui permet d’échapper à ses origines et à son comportement humbles. Comme l’un des interprètes de Motown le conseille dans l’une de ses lignes de programme où se spécialisent ces types de films, Tuez la personne que vous êtes pour devenir celle que vous voulez être.

Une puissance créatrice

L’ironie de l’image publique de John, la douceur et une petite stature compensée par des performances scéniques flamboyantes et scintillantes, devient une dialectique de Rocketman dans laquelle l’adulte Elton doit finalement apprendre à se réconcilier avec son enfant intérieur. C’est une réconciliation qui sera présentée dans la plus littérale des images vers la fin du film.

Au DJM, Elton est jumelé au parolier Bernie Taupin (Jamie Bell), et les deux forment une liaison instantanée. Ensemble, ils écrivent de nombreuses chansons populaires dont certaines semblent inspirées par leur amitié. Il existe une tension sexuelle ambiguë entre eux et le film laisse entendre que Your Song du duo est peut-être une excroissance de cette tension, ou, à tout le moins, que le solitaire Elton l’a confondue en tant que telle.

L’amitié finalement platonique d’Elton avec Bernie est le cœur émotionnel de Rocketman, décrit comme la relation la plus stable de la vie d’Elton. (Le film se termine dans les années 80, juste avant que le chanteur ne rencontre son futur mari, David Furnish.) Le film de Fletcher décrit moins la vie amoureuse d’Elton, y compris le sexe, qu’un biopic à budget important sur une star gay.

Une inspiration quasi religieuse

Elton a une relation amoureuse intense et vraisemblablement vouée à l’échec avec le directeur de la musique insensible John Reid (Richard Madden), mais ce qui le pousse à boire et à se droguer est une solitude et une gêne qui vont au-delà de son identité sexuelle marginalisée. C’est-à-dire que l’Elton John de Rocketman ne correspond pas au stéréotype de l’homme gay tragique et autodestructeur.

Le processus créatif décrit par Bernie et Elton n’a pas grand-chose à voir. À plusieurs reprises, Bernie apparaît avec les paroles et Elton apporte la musique sur place, comme si les airs lui venaient d’en haut. À un moment donné, sa mère affirme de manière accusatrice que tout a toujours été trop facile pour Elton, et en tant que spectateur, on est tenté de l’accepter. Ici, la musique d’Elton est moins le fruit d’un dur labeur que de l’ordre de la révélation religieuse.

Une pâle copie de Bohemian Rhapsody ?

Par exemple, le numéro musical trippant dans lequel Crocodile Rock fait léviter l’auditoire du célèbre club Troubadour de Los Angeles. La séquence captivante de la chanson-titre joue visuellement, dans une mode glam-rock exagérée, avec des images de la mort et de l’ascension ressemblant au Christ.

Egerton offre une performance dynamique en tant qu’étoile alternativement maussade et exubérante, qui s’adapte parfaitement à l’embrassement de l’esthétique bruyante et incrustée de diamants d’Elton. Mais si les séquences musicales comportent des performances enthousiastes et des mises en scène colorées qui divertissent agréablement, une grande partie de ce qui les entoure est de nature à susciter des gémissements.

Elton a une vision de sa grand-mère bien-aimée (Gemma Jones) lors de son séjour en cure de désintoxication: Vous écrivez des chansons que des millions de personnes aiment et c’est ce qui est important. Cela semble moins rassurer un personnage aux prises avec une dépendance, mais plutôt rassurer le public sur son importance.

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Aniara veut montrer le voyage spatial et la critique du capitalisme dans un but entièrement esthétique. Mais le manque de créativité est flagrante.
Aniara veut montrer le voyage spatial et la critique du capitalisme dans un but entièrement esthétique. Mais le manque de créativité est flagrante.

Aniara de Pella Kagerman et d’Hugo Lilja évoquent parfaitement les voyages dans l’espace commercialisés, dans lesquels voler vers Mars ressemble à un long séjour dans un aéroport géant. On nous dit dès le départ qu’il faut trois semaines pour atteindre Mars et que les passagers passent ce temps à se livrer aux habitudes de consommation qui ont conduit à la ruine de la Terre: trop manger et faire du shopping et faire la fête.

Aniara ou le voyage idéalisé dans l’espace

La scénographie du film offre un reproche férocement convaincant de la science-fiction qui suggère que les voyages dans l’espace représenteront un plan idéalisé d’existence supérieure, en quelque sorte miraculeusement séparé de la société crasse qui l’a conçu. Comme la plupart des aéroports où vous vous êtes rendu, Aniara est un lieu immense, lumineux, strident et encombré, presque entièrement dépourvu de beauté, un purgatoire du capitalisme.

Pendant environ 30 minutes, Kagerman et Lilja familiarisent le public avec le fonctionnement interne d’Aniara. Le capitaine Chefone (Arvin Kananian) est le chef du vaisseau qui, dans le cas de voyages aussi vastes qu’il est, en fait également un homme politique par défaut, un chef, par ailleurs, qui n’a pas été élu.

A la recherche du sens

Mimaroben (Emelie Jonssson) semble être le plus proche d’une figure religieuse à Aniara, dans la mesure où elle réglemente l’exposition des passagers à une entité extraterrestre appelée Mima, qui ressemble à une éruption solaire vue à travers un immense écran de télévision. Les gens sont couchés sur le dos dans une salle globulaire à bord du navire tandis que Mima accède à leurs souvenirs, ce qui leur permet de revivre leur vie sur une Terre habitable.

Aniara veut montrer le voyage spatial et la critique du capitalisme dans un but entièrement esthétique. Mais le manque de créativité est flagrante.

Mima offre donc aux gens une pause dans la stérilité implacable d’Aniara, un concept qui ressemble déchirant à nos propres quêtes pour transcender les royaumes corporatisés, particulièrement représentés par le yoga ou par les parcs et les espaces de méditation que les entreprises construisent couramment dans leurs bureaux.

Ce sont des détails fascinants, sinon entièrement originaux; en effet, on pourrait supposer que Mima appartient à la même galaxie que la planète Solaris. Mais Kagerman et Lilja ne s’intéressent à la construction du monde que comme prétexte pour maintenir un ton d’ennui non contemplatif. Un coup de chance met Aniara hors de son chemin, le faisant dériver dans l’espace pendant une durée qui s’avère interminable. On suppose alors que le film suivra une trajectoire narrative débile inspirée de Sa Majesté des mouches ou High-Rise. Et bien que cela se produise dans une certaine mesure, Kagerman et Lilja gardent la plupart de ces événements hors de l’écran.

Aniara se divise en chapitres

Les cinéastes divisent également Aniara en chapitres, un outil surutilisé auquel les artistes ont souvent recours pour éviter de dramatiser les transitions entre les points de l’intrigue, ce que l’on appelle la véritable chair du drame. Tout d’abord, on nous dit que les passagers d’Aniara devront éventuellement renoncer à la nourriture traditionnelle et commencer à manger des algues. Ce type d’ajustement semble être une source potentielle d’anarchie, mais le film avance rapidement d’un an après que les gens se soient habitués à l’idée. Chaque fois qu’un vaste changement social est sur le point de se produire, Aniara fait un bond en avant dans le temps, ces ellipses se révélant finalement être des évasions.

Aniara communique certainement un sentiment de piégeage, alors que son audace industrielle délibérée finit par étouffer le public. Une fois que vous avez accepté la métaphore dominante de l’histoire, à savoir que notre dépendance au shopping entraînera la mort et l’apathie, quelle que soit la planète ou le vaisseau spatial sur lequel nous plantons nos tentes, le film n’a nulle part où aller.

Un manque criant d’imagination

Mimaroben, plus ou moins le protagoniste d’Aniara, n’a pas de personnalité distincte en dehors de son inventivité et de son amour pour un pilote, Isagel (Bianca Cruzeiro), encore plus terne et plus anonyme qu’elle. Chefone, qui cache son autoritarisme épanoui derrière de bonnes platitudes, est le personnage le plus intéressant et le plus charismatique du film, mais ses méthodes de maintien du pouvoir ne sont dramatisées que dans quelques croquis anecdotiques et mis en scène de manière hasardeuse.

À Aniara, toute une société est condamnée à une peine de mort flottante et Kagerman et Lilja ne communiquent aucun sens du chaos, de la lutte ou des signes de la vie qui pourraient apparaître ironiquement dans une sphère où les enjeux de la vie ont été réinventés. Parfois, nous voyons des personnages échapper à leurs souffrances par le biais de l’alcool et du sexe, mais ces scènes sont superficielles et ne révèlent aucune curiosité pour les détails de l’indulgence, de la solitude et même d’une communication rudimentaire. Bien que son cadre soit prometteur, Aniara est finalement un objet inhumain, conçu par des artistes qui considèrent leur manque d’imagination comme un badge d’honneur esthétique.

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On attendait beaucoup de créativité dans le film Tolkien. C'est normal, l'auteur est le symbole de la créativité. On a eu que des clichés insipides à la place.
On attendait beaucoup de créativité dans le film Tolkien. C'est normal, l'auteur est le symbole de la créativité. On a eu que des clichés insipides à la place.

Dans sa jeunesse, l’intérêt de J.R.R. Tolkien pour la linguistique et la philologie l’a amené à inventer diverses langues, influencées par le grec et le vieil anglais, et à développer une prédilection pour les mots aléatoires qui, ensemble, produisaient des sons d’une beauté inattendue.

Le film Tolkien est un désastre dès le début

Cette approche unique de la langue, combinée à une fascination pour les histoires mythiques, a joué un rôle crucial dans la mise à disposition des œuvres les plus anciennes et les plus légendaires de Tolkien, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, une vivacité qui continue de retenir les lecteurs à ce jour. Mais avec le film Tolkien, on se rend compte que cette capacité créative est proche du néant.

Son réalisateur, Dome Karukoski, possède une filmographie qui ressemble à la liste de course d’un gilet jaune. En fait, il a reçu un prix uniquement parce qu’il est une icone de la culture gay dans son pays, la Finlande. Lui donner la responsabilité de réaliser et de comprendre de l’un des auteurs les plus créatifs de notre temps…. même pas besoin de terminer la phrase !

Des événements anecdotides plutôt que l’imagination de Tolkien

À l’instar de Goodbye Christopher Robin et Dans l’ombre de Mary, le film laisse encore une trace de l’insouciance d’un auteur visionnaire, s’appuyant sur les talents indiscutables de son sujet et traitant le processus artistique de la manière la plus frustrante qui soit. Tolkien, en fait, semble carrément à l’abri des pouvoirs de l’imagination, suggérant à maintes reprises que les idées de fiction ne découlent pas d’une curiosité ou d’une créativité innées, mais d’expériences spécifiques.

On attendait beaucoup de créativité dans le film Tolkien. C'est normal, l'auteur est le symbole de la créativité. On a eu que des clichés insipides à la place.

En tant que tel, il passe une grande partie de son temps à filmer consciencieusement les différents événements personnels qui ont contribué à façonner les incidents et les personnages les plus célèbres des romans de Tolkien, établissant un parallèle direct entre réalité et fiction. Lancé au cours de l’un des épisodes les plus sanglants de la Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme, le film situe le jeune Tolkien (Nicholas Hoult) au milieu d’un paysage infernal.

Des clichés prévisibles à des kilomètres

Mais il n’est jamais dérangé pour se plonger dans les réalités de son temps en guerre ou les spécificités du traumatisme psychologique qu’il a vécu là-bas. Tout au long du film, de telles scènes de bataille se présentent sous la forme de flashbacks et d’avances mémorielles permettant de donner un bref aperçu des points de repère visuels qui ont inspiré l’écriture ultérieure de Tolkien, comme par exemple les dissolutions entre un lance-flammes et un dragon, ainsi que des incendies incendiaires la distance dans l’enfer paysage qui est Mordor.

Le gros du film, cependant, se déroule pendant les années non moins formatives de Tolkien, qui, après la mort subite de sa mère, s’installe à Birmingham pour fréquenter une école privée de haut niveau. Et bien que les allusions à l’écriture ultérieure de Tolkien soient un peu moins fréquentes dans ces séquences, elles ne sont pas moins percutantes dans leur interprétation.

Tolkien a été filmé comme un épisode de Big Bang Theory

Comme les incendies sur le champ de bataille français, les cheminées de Birmingham se dissolvent également en un coup de feu de Mordor. Ailleurs, le bâton d’autorité utilisé par Tolkien et ses amis pour imiter leurs aînés trop stricts suggère clairement le personnel de Gandalf. C’est petit, mesquin et médiocre d’utiliser de tels artifices. En fait, Karukoski a tourné le film Tolkien comme un épisode de la série Big Bang Theory.

Les références répétées au cycle Ring de Wagner, l’opéra préféré de la petite amie et future épouse de Tolkien, Edith (Lily Collins), parlent d’elles-mêmes. Et la fraternité secrète que John forme avec ses amis plus passionnés et plus enclins à l’artiste est bien sûr révélée être la communauté qui est au cœur du Seigneur des Anneaux.

Mais même en dehors de tout ce référencement insipide de la Terre du Milieu, Tolkien s’appuie sur les tropes surexploités et les arcs prévisibles du biopic et des films sur de jeunes artistes torturés. Avec tous ses adolescents révoltés et ses figures d’autorité strictes résolus à écraser l’esprit créatif comme moyen de former de jeunes esprits plus pragmatiques.

Le film se joue le plus souvent comme une régurgitation tiède du Cercle des poètes disparus, prêchant l’amour liberté de création sans trouver sa propre forme d’expression originale. Karukoski lui-même a déclaré qu’il souhaitait que ceux qui aiment les livres puissent retracer tout ce que vous voyez dans le film dans le travail de Tolkien. Et c’est ce genre d’ingénierie inverse qui conduit Tolkien à offrir bien plus de services aux fans de Tolkien qu’à l’homme dont on est supposé raconter l’histoire.

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Endgame continue de battre record après record. Cela dit des choses sur notre capacité collective à analyser des films. La célébration de la médiocrité ?
Crédit : Sun Haiyang/Artstation
Endgame continue de battre record après record. Cela dit des choses sur notre capacité collective à analyser des films. La célébration de la médiocrité ?

Endgame n’en finit pas. Succès après succès. Mais c’est un succès purement commercial, car sur le plan purement cinématographique, cela reste un mauvais film dans l’ensemble. Un mauvais au carré si on peut s’exprimer ainsi. Mauvais, car à l’intérieur du MCU, il le détruit de l’intérieur. Et n’en déplaise aux fans sectarisés, il n’y a pas de chronologie différente dans le MCU. Il n’y en a qu’une seule, donc, la fin de Captain America est de la merde.

Slant Magazine a fait un classement des 22 films de Marvel et Endgame arrive 19e et Infinity War arrive 18e ! Et quand on connait la réputation de Slant Magazine, on peut dire qu’il sait de quoi il parle. Son premier du classement est Doctor Strange même si je ne suis pas forcément d’accord avec. Thor 2 ou 3 aurait  amplement mérité cette place.

Endgame, des vues pour tout dire et n’importe quoi

On peut penser qu’Endgame pourrait franchir allègrement la barre des 5 milliards de dollars. De toute façon, avec de l’argent qui coule à flot, les chiffres ne veulent plus rien dire. Surtout, si le rouleau compresseur Disney est derrière. Ce qui est risible est que certains fans ont crié à l’imposture avec le succès de Captain Marvel qui a franchi le milliard assez rapidement. Ils ont accusé Disney de louer des salles vides pour gonfler les chiffres.

Avec Endgame, la même chose se passe. Des milliers de fans ont acheté le double ou le triple des tickets. C’est normal, c’est leur film et leur moment de gloire dans une ère du MCU qui est clairement médiocre. Et je ne parle même pas de la prosternation vénérienne des médias de masse ou spécialisés. Certains ont fait 5, 10 ou 15 critiques pour encenser le film par tous les moyens. Des vues, mon bon monsieur, des vues silvouplait !

Un futur lisse et SJW de Disney

Moi-même, j’ai eu ma part du gâteau même si dans ma critique, j’ai montré les incohérences gigantesques d’Endgame. Mais cela ne nous dit en rien sur la volonté de Disney sur le futur. Un futur bien SJW comme il faut. Est-ce que le public le demande ? Sans doute pas. Il ne fait que suivre la vague. Et on ne parle même pas des critiques ciné. Quand vous êtes réduit à glorifier Détective Pikachu alors que le mot Pokémon vous fait penser à un plat de cuisine japonaise, alors on peut dire que les critiques ont le nez bien dans la fange de la médiocrité.

Endgame continue de battre record après record. Cela dit des choses sur notre capacité collective à analyser des films. La célébration de la médiocrité ?

Crédit : Eleonora vl/Artstation

Certains puristes du cinéma, ceux qui pensent que tous les films d’après-guerre sont de la merde, pensent qu’Endgame est la démonstration ultime de la médiocrité de masse et collective. Une sorte de No Man Land, un purgatoire où des réalisateurs médiocres se mettent à rêver aux Oscars. Une preuve de cette époque bien basse intellectuellement parlant est que certains louent les combats dans Endgame alors qu’il faut bien chercher pour trouver la moindre goutte de sang.

Une référence médiocre pour tous les autres films

La plus grande crainte avec le succès d’Endgame est que rien ne sera jamais plus suffisant. Si un film rapporte 100 millions parce que c’est un chef d’oeuvre, alors on dirait que c’est passable. Quand c’est la caisse qui détermine votre succès, alors le cinéma n’est juste qu’un bordel où les péripatéticiennes les mieux habillées sont les mieux payées en dehors de leur performance au travail. Une seconde crainte est quand on voit la réaction de fans de Marvel, lobotomisés et sectarisés à l’extrême.

On a même un homme qui s’est fait tabasser parce qu’il a raconté le film devant une salle de cinéma. De la stupidité et de la violence gratuite, voilà bien une marque d’un manque d’intellectualisme flagrant dans une société débilisée qui cherche constamment ses repères et qui érige des jouets et des figurines comme ses héros.

Un autre souci est que Disney, via son réseau de distribution, va prendre en otage les salles de cinéma. A votre avis, qu’est-ce qu’une salle va réserver ? Un film qui peut rapporter 750 millions de dollars dans les 2 premiers jours ou 15 films qui rapportent 50 millions chacun ? Cela va créer une mono-culture qui sera infectée par la médiocrité prévisible, mais rentable des prochains films de Marvel.

Les médiocres au pouvoir

Cela montre également qu’Hollywood a cessé d’exister. On n’aura plus que du Disney à toutes les sauces. Complètement lisse, politiquement correct à l’écœurement où la censure sera systématique pour la moindre parole de travers. Une sorte de Big Brother qui vous menacera par des bisounours plutôt par que du travail forcé. Un gouffre de médiocrité sans fond où des réalisateurs de piètre série TV commencent à donner des leçons aux grands noms de la cinématographie.

N’oublions pas que les frères Russo sont d’abord des réalisateurs de sitcom avec des séries très oubliables et oubliées comme Community, What About Brian ou encore Arrested Development. Ce sont donc maintenant ces deux personnages qui sont interrogés de toute part, donnant leur avis sur tout et n’importe quoi, comme des experts des plateaux télé qui montrent à la fois leur expertise extrême dans la guerre en Syrie, la politique de Trump et le bébé du prince Harry et de Meghan.

Mais peut-être que c’est nécessaire. Car comme l’a dit ce grand fan des séries TV, Friedrich Nietzsche, les auteurs médiocres ont besoin de lecteurs médiocres pour que les grands auteurs puissent se démarquer.

Quand des pseudo-critiques de cinéma considèrent que le film Pokémon : Détective Pikachu est une réussite, on est en droit de se poser des questions.
Quand des pseudo-critiques de cinéma considèrent que le film Pokémon : Détective Pikachu est une réussite, on est en droit de se poser des questions.

Pokémon : Détective Pikachu montre une pente glissante vers une impasse créative. Une sorte de labyrinthe où tous les murs se ressemblent avec des films, ayant les mêmes recettes de merde. Encore et encore, des adaptations, des raclages de fonds de tiroir. On tente de tirer le maximum possible. Pokémon : Détective Pikachu en est l’un des exemples parfaits.

Pokémon : Détective Pikachu mérite-t-il un Oscar ?

Je n’ai rien contre les adaptations. La franchise Resident Evil est l’une de mes préférées et je le considère même comme une prophétie d’un monde possible à venir. Mais quand je vois des pseudo-critiques, bien dans leurs costumes et leurs certitudes, s’asseoir pendant 45 minutes, afin de faire une analyse cinématographique sur un machin qui s’appelle Pokémon : Détective Pikachu, alors on est en droit de se poser des questions sur la santé mentale.

Un consumérisme sectaire qui a pris le pas sur toutes les raisons de regarder d’autres films. Des critiques qui parlent des films qui marchent et qui se contentent de suivre une tendance épuisée à l’extrême comme un ouvrier au bout de 18 heures de travail à la chaine. Il n’y a qu’un seul objectif à un film à Pokémon : Détective Pikachu.

Juste pour acheter des cartes Pokémon

C’est qu’il plaise aux enfants. Qu’on se le dise, le jeu Pokémon est pour les enfants, par les enfants. De la même façon qu’il est malsain pour un adulte de jouer avec des camions miniatures de pompier ou qu’une mère de 40 ans joue à la poupée, il y a des choses qui sont faites pour des catégories d’âges particuliers.

Quand des pseudo-critiques de cinéma considèrent que le film Pokémon : Détective Pikachu est une réussite, on est en droit de se poser des questions.

La seconde raison est purement mercantile. The Pokemon Company a publié plusieurs séries de cartes de Détective Pikachu. Donner une voix à un Pokémon est comme donner une voix à Tom pour qu’il argumente avec Jerry. C’est stupide, c’est enfantin et cela détruit tout le mythe du jeu. Le consumérisme a du bon, mais je pense qu’on vit dans un monde suffisamment civilisé et intelligent pour avoir un consumérisme pour les adultes.

Un public atone et infantilisé

Alors, qui blâmer pour le succès de Pokémon : Détective Pikachu. L’infantilisation de la société occidentale, la baisse du QI. Ou tout simplement, que le public n’est devenu que des temps de cerveau disponible, épuisé par la lourdeur de leur vie quotidienne. On peut aimer la médiocrité, mais la crier sur le toit est une autre paire de manches.

Ce n’est pas un problème que le public s’y laisse prendre. Après tout, ils ne suivent pas l’actualité du cinéma. Ils ne sont pas cinéphiles. Mais que les pseudo-critiques ont font la promotion, alors que le film est juste une publicité pour que les enfants énervent leurs parents pour acheter des Pokémons, c’est quelque chose qui me dépasse.

Ce qui est aussi étrange est la schizophrénie de ces critiques de ciné. Un jour, ils vous disent d’aller voir Pokémon : Détective Pikachu et l’autre jour, ils disent qu’il faut manifester contre le système. Dans le monde des débiles profonds, c’est des juges parfaits aussi cons et aussi partiaux de leur époque. Des bouteilles vides à la mer, emportées un coup à gauche et un coup à droite.

Les petits ont raison d’aimer Détective Pikachu, car tout a été fait pour les faire glousser de joie. Mais quand leurs parents gloussent avec eux, c’est qu’il y a un truc qui cloche. Mais peut-être que ce n’est que la face cachée de l’Iceberg. Car vu son succès artificiel, il est certain qu’ils vont trouver plus débile dans le futur. Fortnite est clairement sur la liste sans oublier League of Legends. Et soyons honnête, le public de films comme Détective Pikachu le vaut bien.

El Chicano est un film qui se veut être l'éveil de la communauté Latinos dans la production culturelle. On peut dire qu'on repassera.
El Chicano est un film qui se veut être l'éveil de la communauté Latinos dans la production culturelle. On peut dire qu'on repassera.

El Chicano de Ben Hernandez Bray est un improbable film de super-héros. Comme la plupart des films de ce genre, il est ancré dans les mythes et les traumatismes, et est centré sur un héros qui doit exploiter son pouvoir et le libérer de manière à sauver le monde.

El Chicano, un super-héro assez classique

Mais dans El Chicano, le monde est à l’est de Los Angeles, le mythe est l’héritage culturel et le héros est un policier, Diego Hernandez (Raúl Castillo), dont la profession ne correspond pas à son nouveau rôle de juge moral, juré et bourreau. Le film commence par le passé, avec le jeune Diego (Logan Arevalo) et son frère jumeau, Peter (Julian Bray), à un carrefour littéral et figuratif devant la maison de leur ami Jose (Adolfo Alvarez).

Alors que Jose est attiré dans la maison et que sa mère lui donne une fessée, les deux frères restent bouche bée devant le père de Jose, Shadow (Emilio Rivera), un seigneur de gang blessé, alors qu’il tient un tribunal dans la rue. Lui et ses sbires gonflent la poitrine, à l’instar de la police, dirigée par le capitaine Gomez (George Lopez), qui arrive sur les lieux pour interroger l’homme pour des crimes violents qu’il a certainement commis.

Entre le film policier et de justicier

Les tensions se dissipent, s’apaisent et presque dès que le mythe d’El Chicano nous est expliqué, le justicier arrive rapidement pour faire le travail que la police ne peut pas accomplir. La violence d’El Chicano a pour fonction la conscience du film, écrit par Hernandez Bray et Joe Carnahan avec une attention particulière pour les détails à la fois rafraîchissants et obligatoires.

El Chicano est un film qui se veut être l'éveil de la communauté Latinos dans la production culturelle. On peut dire qu'on repassera.

Retour au moment présent, Peter (joué par Castillo dans Flashbacks) est mort et Jose, maintenant connu sous le nom de Shotgun (David Castaneda), a suivi les traces de son père. Diego et Shotgun sont maintenant des ennemis et, bien sûr, s’en remettront à la fin, mais ce n’est pas avant que le premier n’apprenne la cause exacte de la mort de son frère et adopte l’identité d’El Chicano.

El Chicano tente de parler des communautés non blanches

À la base du film se trouve une conviction essentiellement conservatrice selon laquelle les communautés non blanches et à faible revenu sont sujettes à l’autodestruction. D’autre part, El Chicano est sage de formuler sa justice de justiciers comme une réponse au manque de réaction de la part de ceux en dehors de ces communautés. Quoi qu’il en soit, le film colporte des notions de réalisation et d’actualisation de soi qui auraient pu sembler moins pédantes si la réalisation donnée par Hernandez Bray leur avait procuré une grandeur mythique.

Le cinéaste a fait ses débuts comme cascadeur et on en a la preuve dans une scène où Diego doit se sortir de la fusillade alors que son partenaire (Jose Pablo Cantillo) saigne abondamment du cou. Mais El Chicano est par ailleurs coincé tristement entre des modes de genre, suggérant parfois un film d’horreur sur la bande-son tandis que sur l’écran, El Chicano décrète son ultra-violence sérieuse et sans camp.

Le film est plutôt bien fait sous certaines coutures. Mais il y a un déséquilibre total entre le sérieux du genre et certains scènes. Malgré une bonne intention, il n’arrive pas à se sortir des clichés habituels. Mais surotut, il ne donne pas envie de mettre le manteau d’El Chicano. El Chicano veut nous faire croire que les Latinos ont également leur mot à dire sur l’influence culturelle américaine. Et que c’est bien plus qu’un Machete jouissif, mais complètement déjanté.

Cette communauté veut suivre l’inspiration de la communauté noire qui nous a donné des réalisateurs comme Jordan Peele avec des chefs d’oeuvre comme Us. Toutefois, en terme de réalisation, de narration et de mise en scène, El Chicano n’est clairement pas le phare qui guidera les latinos vers le tapis rouge des Oscars.

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L'apparence de Sonic the Hedgehog dans son film a été tellement désastreuse que la production va procéder à un lifting complet. Mais le mal est déjà fait.
L'apparence de Sonic the Hedgehog dans son film a été tellement désastreuse que la production va procéder à un lifting complet. Mais le mal est déjà fait.

Le premier trailer de Sonic the Hedgehog a fait l’effet d’une bombe. Les fans de jeux vidéo avaient les yeux éclatés par les éclats d’obus des nouvelles dents et des mollets musclés de Sonic et ils ont criés leurs haines. Les médias sociaux ont explosé en une immense vague de déception en raison de l’apparence de leur Sonic the Hedgehog dans son film.

Toute l’apparence de Sonic the Hedgehog  est un désastre

Désormais, le réalisateur Jeff Fowler a révélé qu’il y aurait de gros changements dans la conception et que Sega et Paramount étaient derrière ces changements. Il semble que les gémissements sur Internet ont réellement fait la différence pour Sonic the Hedgehog .

L'apparence de Sonic the Hedgehog dans son film a été tellement désastreuse que la production va procéder à un lifting complet. Mais le mal est déjà fait.

Quand les jambes du hérisson bleu ont été aperçues pour la première fois, bien avant la première bande-annonce, le producteur Tim Miller a révélé qu’il était toujours prévu de créer une version plus réaliste du personnage pour le grand écran avec une vraie fourrure et les pattes d’un rat de gymnastique. Quel que soit le plan initial, il a été modifié. Selon le réalisateur Jeff Fowler :

Merci pour le soutien. Et la critique. Le message est fort et clair … vous n’êtes pas satisfait du design et vous voulez des changements. Cela va arriver. Tout le monde chez Paramount & Sega est pleinement engagé à faire de ce personnage pour qu’il soit le meilleur possible …

Espérons que ce nouveau Sonic the Hedgehog va calmer les fans après certaines modifications de la conception, bien que cela semble hautement improbable. Cela va prendre un certain temps et cela coûtera beaucoup d’argent au studio pour reconfigurer le personnage et lui donner l’impression de ressembler davantage à celui des caricatures et des consoles de jeux vidéo. Il ne semble pas qu’il y ait de changement de date de publication, donc ces conceptions devront être terminées dès que possible.

Il faut abandonner les adaptations ciné des jeux vidéos

Les principaux problèmes avec Sonic the Hedgehog ont été les yeux, les dents, la fourrure, la taille et les mollets… ce qui signifie que c’est tout le corps qui est mal foutu. Comme la réaction a été si intense, le studio adoptera probablement une apparence plus traditionnelle, à l’image de ce que l’équipe du Détective Pikachu a fait avec ses personnages emblématiques de Pokémon.

Ils sont tous facilement reconnaissables et ressemblent à ce qu’ils sont dans les dessins animés et les jeux vidéo. Selon certaines rumeurs, le film serait en train d’être adapté au jeu vidéo, ce qui signifie qu’il sera également remanié. Un film Sonic the Hedgehog est dans les bacs depuis longtemps et les fans attendent depuis des années une adaptation grand écran.

C’est dommage que le studio n’ait pas été en mesure de livrer quelque chose qui réjouissait les fans dès la première fois. Cependant, cela pourrait être une pente glissante pour les studios à l’avenir et cela va certainement mettre plus de vigilance sur le nouveau design à venir, qui sera placé sous le microscope à son arrivée.

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Indiana Jones 5 continue de subir moult péripéties. Après plusieurs scénaristes qui ont jeté l'éponge, c'est Dan Fogelman qui s'attelle au scénario.
Indiana Jones 5 continue de subir moult péripéties. Après plusieurs scénaristes qui ont jeté l'éponge, c'est Dan Fogelman qui s'attelle au scénario.

Indiana Jones 5 va avoir une réécriture par Dan Fogelman. Tandis que Lucasfilm s’est ouvert un nouveau chemin avec Star Wars qui a commencé avec The Force Awakens en 2015, ils développent également une nouvelle aventure pour le Dr Henry Jones, Jr.

Indiana Jones 5 sans cesse repoussé

Initialement annoncé en 2016, Indiana Jones 5 devait sortir en été 2019, mais continue à être repoussé. Le problème le plus difficile est le scénario, qui avait été confié à David Koepp, collaborateur fréquent du réalisateur Steven Spielberg.

En été 2018, Indiana Jones 5 a recruté Jonathan Kasdan, co-auteur de Solo: A Star Wars History et le film a été reporté à juillet 2021. Après ces changements, on pensait que le chemin était tout tracé, mais apparemment, il reste quelques problèmes à déterminer la bonne approche pour Indiana Jones 5. Il se trouve que le film a un nouvel auteur.

Indiana Jones 5 sur la piste du légendaire Train d’or de Wałbrzych

Selon Making Star Wars, c’est maintenant Dan Fogelman qui va réécrire le bouzin. Fogelman a notamment écrit des scénarios pour Cars, Raiponce et Seule la vie…. Aucune explication pour ce changement, mais cela pourrait avoir un lien avec Kasdan qui est le fer de lance d’une série TV Willow pour le service de diffusion en continu Disney+.

Indiana Jones 5 continue de subir moult péripéties. Après plusieurs scénaristes qui ont jeté l'éponge, c'est Dan Fogelman qui s'attelle au scénario.

Il est possible que Kasdan n’ait pas le temps pour les deux projets et a décidé de passer Indiana Jones 5 à quelqu’un d’autre. Le scénario de Fogelman serait différent de celui sur lequel travaillait Kasdan, ce qui implique que le film subit une réécriture substantielle. Les sources ont indiqué que le scénario de Kasdan avait vu un Indiana Jones chercher à retrouver le Train d’or de Wałbrzych (un train manquant rempli d’or nazi), mais on ignore ce que Fogelman a en tête.

Vieille école ou cure de fraîcheur pour Indiana Jones 5 ?

Basé sur la formule de franchise établie, le film s’articulera autour de la quête d’une sorte d’artefact ancien et mythique qui donnera aux gens un pouvoir indescriptible. Il sera intéressant de voir si cet Indiana Jones 5 va subir une cure de fraicheur. Les goûts et les attentes du public ont changé depuis que Les Aventuriers de l’Arche Perdue a lancé la franchise en 1981, il pourrait donc être bénéfique de mélanger les éléments de la cinquième tranche. Cela étant dit, il n’y aurait rien de mal avec un retour à la vieille école tant qu’il est exécuté de manière palpitante.

Lucasfilm reste évidemment attaché à Indiana Jones 5, mais il est néanmoins inquiétant de constater que le film est déjà passé par trois scénaristes. On peut se demander si le studio va enfin en faire quelque chose ou s’il vaudrait mieux qu’il laisse partir le Dr Jones dans une retraite bien méritée. Harrison Ford ne rajeunit pas et se rapproche de son 77e anniversaire.

Il a livré des performances remarquables dans The Force Awakens et Blade Runner 2049, mais ce serait un peu exagéré de le voir dans un film d’action à ce stade de sa carrière. De plus, Spielberg a déjà montré un vieux Indiana Jones dans le Royaume du Crâne de Cristal en 2008 et peut-être que Lucasfilm devrait peut-être laisser l’archéologue se diriger vers le soleil couchant.

Le jeu Saints Row sera adapté en film. Le réalisateur sera F. Gary Gray. Ce dernier est surtout connu pour le prochain Men in Black 3.
Le jeu Saints Row sera adapté en film. Le réalisateur sera F. Gary Gray. Ce dernier est surtout connu pour le prochain Men in Black 3.

Saints Row bientôt au cinéma. Le réalisateur F. Gary Gray (qui a fait Straight Outta Compton) développe un film basé sur la populaire série de jeux d’action de Deep Silver, Saints Row. L’adaptation sera scénarisée par Greg Russo, qui est également en train d’écrire le scénario du film de redémarrage de la franchise Mortal Kombat.

Saints Row, le concurrent de GTA

Développés par Volition et publiés par Deep Silver, les jeux Saints Row ont beaucoup en commun avec Grand Theft Auto. Ils proposent un gameplay de type bac à sable qui mélange course et tir et invitent les joueurs à participer à divers crimes autour des villes de Stilwater et de Steelport. Dans chacun des jeux, le joueur appartient à un gang appelé les Third Street Saints et doit combattre des gangs rivaux (et parfois aussi des extraterrestres) dans le but de parvenir à la domination et de maintenir leur crédibilité dans la rue.

Le jeu Saints Row sera adapté en film. Le réalisateur sera F. Gary Gray. Ce dernier est surtout connu pour le prochain Men in Black 3.

Selon Deadline, le film Saints Row est produit par Gray’s Fenix ​​Studios, la société mère de Deep Silver, Koch Media et Occupant Entertainment. Fenix ​​développe également un autre jeu vidéo, Echo, basé sur le jeu furtif de fiction à la troisième personne du même nom sorti en 2017. Gray a beaucoup d’expérience dans le genre de l’action, ayant réalisé le film Fast & Furious 8 et le prochain Men in Black 3 qui sortira le 14 juin 2019.

Un bilan médiocre pour les adaptations de jeu au cinéma

Quatre jeux de Saints Row ont été publiés jusqu’à présent, sans aucun signe d’un cinquième jeu à l’horizon pour le moment. Et ces jeux sont devenus de plus en plus bizarres jusqu’au titre le plus récent, Saint Row IV, dans lequel le joueur commença comme président des États-Unis (tout en restant le leader des Third Street Saints), puis obtient des pouvoirs et doit sauver le monde d’une invasion extraterrestre.

On ne sait pas encore lequel des jeux de Saints Row Gray est en train de se développer, mais nous pensons qu’il s’agit de l’un des précédents, à moins un genre de spin-off surprise de Men in Black. Bien que les films de jeux vidéo ne présentent pas exactement le meilleur bilan, des efforts ont été déployés récemment pour faire en sorte que le genre fonctionne.

Actuellement, Détective Pikachu semble avoir de bonnes chances de devenir un succès au box-office, grâce à l’engouement de Pokémon et à une promotion intelligente de Ryan Reynolds, voix du Détective Pikachu. Le prochain film Sonic the Hedgehog, par contre … n’a pas fière allure.

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